Coupe de la Ligue: La foudre s’abat sur Paris… Le PSG sorti par Guingamp aux tirs au but (ou presque)

Joie Guingampaise — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Au Parc des Princes,

L’avantage de ne rien attendre d’un match, c’est qu’au pire, on n’en sort pas déçu et au mieux on quitte le stade avec une agréable surprise. Le quart de finale de Coupe de la Ligue entre le Paris Saint-Germain et Guingamp se situe dans le deuxième camp. Les hommes de Jocelyn Gourvennec sont allés sortir le multiple tenant du titre à la surprise générale (1-2) et ont redonné un intérêt inespéré à la compétition.

  • Le PSG face à un bus

Les mondiaux de hand​ commencent jeudi et les Experts seraient bien inspirés de jeter un œil à la prestation parisienne s’ils se cherchent un plan de jeu. De la possession, de la gestion, des transmissions autour de zone pour contourner le bloc adverse… Ou plutôt le bus : à l’exception de quelques contres, les Guingampais ont élu domicile dans leur propre camp tout le long du match. La RATP reprendrait le sponsoring de la Coupe de la Ligue que ça ne nous étonnerait même pas.

Difficile de s’infiltrer dans pareil bourbier sans croiser un pied breton sur le chemin de la cage de Johnsson. Demandez à Neymar « Hirscher », dont les moult et vains slaloms nous ont un temps fait confondre les 45 premières minutes avec une épreuve de ski alpin. Pour le reste, à part une tentative rusée de Kylian Mbappé, qui disparaîtra des radars pendant de longues minutes, sur le poteau (3e) et des frappes non-cadrées de Diaby et Di Maria (20e et 27e), Paris peine à se procurer des occasions.

  • Thuram aurait pu doucher le Parc plus tôt

Face au manque d’ambition de l’adversaire, Thomas Tuchel opte pour un coaching très allemand à la pause. Ciao Di Maria et Marquinhos, bonjour Cavani et Verratti. Choix quasi-payant puisque l’Uruguayen est à un cheveu (soyeux) d’ouvrir le score sur son premier ballon de la tête à la 47e. Puis le scénario monocorde du premier acte se remet en place jusqu’au coup de froid : à l’heure de jeu, Meunier fait tomber Blas dans la surface. Benoît Bastien n’hésite pas et siffle. Le Parc se tait. Marcus Thuram pose le ballon, s’élance, et frappe. Le ballon s’envole, porte d’Auteuil.

  • Le PSG sorti… aux tirs au but

La suite, tout le monde pouvait la prévoir. Le PSG appuie sur le champignon dans un élan de soulagement et ouvre le score trois minutes plus tard grâce à Neymar. Mais comme tout le monde a le droit à une seconde chance dans la vie, Guingamp va obtenir un nouveau penalty. Et le mettre (Ngbakoto 81’). La fin est en revanche surprenante. Les Bretons obtiennent un troisième penalty, cette fois transformé par Thuram devant un Parc furieux, et sortent Paris. Hitchcockien.

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