Côte d’Azur : En galère de transat ? Un site permet désormais de réserver sur les plages privées

« J’avais envie d’un transat et ça avait été super compliqué d’en trouver un de libre. » L’an dernier, en revenant sur la Côte d’Azur après sept années passées du côté de Londres, le Niçois Sébastien Tomi n’a pas mis longtemps avant de trouver un nouveau projet dans lequel se plonger. « En Angleterre, on peut tout réserver en ligne. Je me suis dit qu’il fallait faire ça, ici, pour les plages privées souvent bondées au plus fort de l’été », explique l’ex-étudiant en école de commerce, ancien chef de produit chez Amadeus.

Son idée fait du chemin et séduit aussi deux amis, un développeur informatique et un spécialiste du marketing, âgés comme lui de 32 ans. Ils s’associent. Le concept de Mysunbed et son site sont d’abord testés dans deux plages niçoises. « On a vraiment lancé le site Internet le 20 mai et on a validé la pertinence du système. Ca permet d’avoir une idée des disponibilités partout en même temps. Pas besoin de passer vingt coups de fil ou de se retrouver sur place avec un refus », vante-t-il.

Elargir l’offrir à tout le bassin méditerranéen

Soutenu par le Centre européen d’entreprises et d’innovation (CEEI) de la métropole Nice Côte d’Azur, Mysunbed a déjà fédéré, en quelques semaines, une quinzaine de plages privées, de Golfe-Juan à Villefranche-sur-Mer. Un nouvel établissement va également bientôt arriver du côté de Cannes. Et le démarchage continue. « On a choisi de se concentrer sur les Alpes-Maritimes cette année, mais l’idée est évidemment d’élargir l’offre, les prochaines années, sur le bassin méditerranéen et pourquoi pas au-delà », détaille Sébastien Tomi.

En plus des transats (et des parasols), les clients peuvent réserver d’autres services proposés par les plages. De la location de paddle à des massages, en passant bien sûr par des offres de restauration. « On se rémunère sur le panier final avec un pourcentage, indique-t-il. Il n’y a pas d’abonnement pour apparaître sur le site. » En un peu moins de deux mois, Mysunbed a déjà été utilisé pour un peu de 600 réservations.

Pour l’instant, tout se fait sur une page Web dédiée. Mais la petite équipe réfléchit à l’opportunité de développer des applis smartphone pour l’été 2022.