France

Corruption de mineurs : plainte prescrite visant Morandini.

Le parquet de Lille a confirmé le 6 février à l’AFP l’enregistrement d’une nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour « tentative de corruption de mineurs », plainte déposée par un homme âgé de 17 ans au moment des faits, qui auraient été commis en 2012. Le magistrat a précisé que ces faits « sont prescrits depuis 2022 » et qu’« aucune enquête ne sera ouverte compte tenu de la prescription ».


Vendredi 6 février, le parquet de Lille a confirmé à l’AFP qu’une nouvelle plainte a été enregistrée contre Jean-Marc Morandini pour « tentative de corruption de mineurs ». Révélée par Mediapart, cette plainte concerne « des faits qui auraient été commis en 2012 », selon le procureur Samuel Finielz. Elle a été déposée par un homme qui avait 17 ans au moment des faits. Le magistrat a précisé que ces faits « sont prescrits depuis 2022 » et qu’« aucune enquête ne sera ouverte compte tenu de la prescription ».

Interrogée par l’AFP, l’avocate de l’animateur, Me Florence Rault, a déclaré : « Je n’ai pas de commentaire à faire dans l’immédiat ». Cette nouvelle plainte fait suite à plusieurs décisions judiciaires définitives rendues en janvier. Le 14 janvier, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, en raison de messages à caractère sexuel adressés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Le 22 janvier, l’animateur de 60 ans a également renoncé à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier.

Le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne de CNews, malgré ces condamnations, continue de susciter des débats au sein de la chaîne. CNews fait partie du groupe Canal+, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire principal. Dans ce contexte, le milliardaire sera convoqué fin février par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public et sera interrogé sur cette situation.

Plusieurs figures de la chaîne ont pris leurs distances. Sonia Mabrouk a annoncé sa démission vendredi 6 février. Pascal Praud et Laurence Ferrari ont exprimé leurs réserves, tandis que Philippe de Villiers, animateur sur CNews, et le Journal du Dimanche, un autre média du groupe Bolloré, ont également fait part de leur désapprobation.