Coronavirus : Un Britannique raconte sa crise cardiaque pour alerter sur la surchage de travail pendant l’épidémie

Une ambulance à Londres le 19 avril 2020. — DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Si certains voient leur vie défiler, Jonathan Frostick, un Britannique travaillant pour une grande banque d’investissement à Londres qui a fait un arrêt cardiaque, a d’abord pensé à son travail avant même de prévenir sa femme.

Début avril, Jonathan Frostick, un Britannique de 45 ans, cadre dans la banque HSBC à Londres où il manage une vingtaine d’employés, poste un message sur le réseau social LinkedIn. pour raconter sa crise cardiaque.

Surcharge de travail

« Dimanche, j’ai fait une crise cardiaque. Je me suis assis à mon bureau pour préparer les réunions de la semaine, quand soudain, je ne pouvais plus vraiment respirer, ma poitrine était comme oppressée et j’ai ressenti une tension violente dans le bras gauche », a-t-il écrit. Mais au lieu de prévenir immédiatement son épouse ou les secours, Jonathan Frostick pense d’abord à ses réunions du lendemain, à un dossier en cours, à son testament et enfin, espère que sa femme et ses enfants ne le découvriront pas mort dans son bureau.

Jonathan Frostick réussit finalement à se rendre dans la chambre pour prévenir sa femme. Son témoignage, représentatif de la charge de travail de certains salariés depuis le début de l’épidémie de coronavirus, a été vu et partagé des milliers de fois. Depuis plus d’un an, ce Britannique, surmené, travaille de chez lui, y compris le week-end, sans compter ses heures.

Une responsabilité

« Je pense que cette histoire a résonné pour beaucoup d’internautes, parce qu’elle reflète ce qui se passe globalement dans les entreprises, pas seulement dans la mienne. J’estime qu’il était de ma responsabilité d’en parler. Ça m’est arrivé à moi, cela peut donc arriver à tout le monde. Il faut changer cela », a confié Jonathan Frostick à Bloomberg.

Et parmi les choses que le Britannique a prévu de changer : ne plus passer ses journées entières en visioconférence, repenser sa vision du travail, perdre quelques kilos, et passer plus de temps en famille. « Parce que la vie est trop courte », a-t-il écrit sur LinkedIn.

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