Coronavirus : Non, cette participante à un essai clinique britannique pour élaborer un vaccin n’est pas décédée

Un volontaire reçoit une injection le 23 avril. L’université d’Oxford a lancé un teste pour un vaccin contre le Covid-19. — Pool/AP/SIPA

  • Une chercheuse, participante à un test mené par l’université d’Oxford, a été annoncée comme morte ce week-end après avoir participé à un essai pour un vaccin contre le Covid-19.
  • Or la scientifique est bien en vie.
  • Le site à l’origine de la fausse information a déjà publié des intox.

Une mise en cause des essais cliniques lancés pour trouver un vaccin contre le Covid-19. Une intox selon laquelle une volontaire serait morte pendant l’un de ces essais cliniques au Royaume-Uni se répand depuis samedi sur les réseaux sociaux.

« La première volontaire d’un essai au Royaume-Uni de vaccin contre le coronavirus est morte », titre le site News NT. L’intox a été partagée près de 44.000 fois sur Facebook, selon l’outil Crowdtangle. Elle a également été partagée sur Twitter et sur Reddit.

Le faux site d’info précise qu’Elisa Granato, la volontaire, aurait succombé « deux jours après avoir reçu le vaccin ». Le site prétend s’appuyer sur une « déclaration » faite par des « officiels ».

FAKE OFF

La volontaire, chercheuse à l’université d’Oxford, a assuré qu’elle « allait bien » sur Twitter. Son tweet, passé en privé depuis, a été sauvegardé par les fact-checkeurs britanniques de Full Fact. Dans sa biographie, la scientifique assure toutefois être « 100 % en vie ». Un journaliste de la BBC a publié une vidéo de la chercheuse, confirmant également que la jeune femme est toujours bien vivante.

L’université d’Oxford, où est mené le test, a  demandé dans un communiqué « de ne pas apporter de crédibilité » aux rumeurs circulants au sujet de l’essai et de ne pas les « diffuser ».

Elisa Granato avait fait partie jeudi des deux premières personnes à recevoir une injection. Plus de 1.100 personnes vont participer à cette étude.

Le site News NT a été créé le 4 mars. Il comporte encore peu de contenu. Les posts les plus anciens ne contiennent que des copier-coller d’un texte en latin. Ce site avait déjà  partagé des intox. Méfiance, donc, si vous croisez un contenu de ce site sur les réseaux sociaux.

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