Coronavirus : Les hôpitaux des armées vont participer à l’accélération de la vaccination

La ministre des Armées, Florence Parly, en visite à l’hôpital d’instruction des armées Bégin, à Saint-Mandé le 7 mars 2021. — BERTRAND GUAY-POOL/SIPA

Dans le cadre de l’accélération de la campagne vaccinale promise par l’exécutif, les hôpitaux d’instruction des armées (HIA) montent au front. Ils s’apprêtent à augmenter leurs capacités d’accueil pour vacciner jusqu’à 50.000 personnes par semaine, a annoncé samedi soir le ministère des Armées.

« Dès le 6 avril, 7 hôpitaux d’instruction des armées [sur 8] augmenteront leurs capacités d’accueil pour vacciner la population française » souligne le ministère dans un communiqué. A la fin mars, quelque 24.176 doses de vaccins avaient été administrées par le service de santé des armées (SSA), dont un peu plus de 10.000 à des civils.

Objectif : 400.000 injections par jour

Engagées dans une course contre la montre, les autorités françaises misent sur une nouvelle accélération de la campagne vaccinale, avec une cadence promise de 400.000 injections quotidiennes. Dans cette optique, la ministre des Armées Florence Parly « a également demandé aux armées de se tenir prêtes à déployer des centres militaires de vaccination en région, en fonction des besoins exprimés par le ministère de la Santé et des Solidarités », ajoute son ministère. La localisation de ces centres sera définie en concertation avec les préfets et les autorités régionales de santé « dans les zones où cette capacité sera la plus utile », est-il précisé.

Le ministère des Armées a par ailleurs annoncé jeudi que les hôpitaux d’instruction des armées allaient faire passer le nombre de leurs lits de réanimation de 90 lits à une centaine, pour participer à l’effort national d’accroissement de ces capacités. Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient déjà contribué à l’effort collectif sous le parapluie de l’opération « Résilience » : ouverture d’une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse, transfert de patients par voie aérienne ou encore renforts en outre-mer.

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