Coronavirus : Le pass sanitaire pas nécessaire pour les partiels à l’université, selon le ministère

Les étudiants n’auront pas à montrer de pass sanitaire ou vaccinal pour accéder aux partiels prévus en janvier dans les universités, a indiqué jeudi Sarah El Haïry, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale.

Il ne faudra « pas de pass vaccinal pour passer les examens », a dit la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement sur CNews.

Les partiels en présentiel

Alors que le nombre de nouveaux cas détectés de Covid-19 a dépassé mercredi la barre des 200.000 cas journaliers, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal a confirmé que les examens auraient lieu dans les facultés à la rentrée.

Frédérique Vidal avait indiqué que le maintien des examens en présentiel répondait à la demande des étudiants, soulignant que 92 % d’entre eux étaient vaccinés.

Le taux d’incidence a bondi de 42 % chez les 20-29 ans, selon le point épidémiologique publié le 23 décembre par Santé publique France.

Une session de substitution pour les étudiants soumis à isolement

Le gouvernement a malgré cela choisi de ne décaler ni la rentrée ni les examens. « Il faut garder ces écoles ouvertes pour l’égalité des chances » et s’assurer que « ce virus ne crée pas d’inégalités plus importantes », a dit Sarah El Haïry.

Dans une circulaire datée du 29 décembre et adressée aux chefs d’établissement d’enseignement supérieur et aux recteurs, le ministère de l’Enseignement supérieur indique que « les examens peuvent toujours être organisés en présentiel » et demande aux universités de communiquer aux étudiants qu’ils ne doivent pas se présenter s’ils sont cas contacts ou infectés par le Covid.

« Pour les étudiants soumis à isolement et qui se trouveraient alors dans l’impossibilité de participer à une ou plusieurs épreuves, vous veillerez à organiser une session de substitution », indique cette circulaire.

« Adapter les modalités de contrôle des connaissances »

« Les établissements peuvent donc toujours si nécessaire adapter les modalités de contrôle des connaissances, dès lors qu’ils respectent un délai de prévenance des étudiants de 15 jours avant le début des épreuves », poursuit le texte.

« Les universités ont entre deux semaines et deux mois pour les organiser », a affirmé Imane Ouelhadj, vice-président de l’Unef à l’issue d’une réunion avec le ministère jeudi matin.

« Tout un tas d’étudiants n’ont pas encore eu d’informations sur comment allaient se passer les partiels, et ça c’est problématique », a-t-elle déploré.

L’Unef a critiqué dans un communiqué « les consignes minimalistes de la ministre et le manque d’anticipation dans la préparation de la rentrée de janvier » qui « créent un climat d’incertitude anxiogène ».

Les étudiants attendent également les nouvelles modalités sur la durée d’isolement préconisée pour les cas contacts, que le gouvernement doit préciser dans les prochains jours.

En 2020-2021, 1,65 million d’étudiants étaient inscrits dans les universités françaises.