Coronavirus : Lancement d’un portail de signalement en ligne dédiée aux violences sur enfants

Un enfant à son domicile durant la période de confinement. Crédit:Stephane ALLAMAN/SIPA — Stephane ALLAMAN/SIPA

Pour répondre aux situations où, du fait du confinement, les enfants victimes de violences auraient du mal à s’isoler pour appeler à l’aide, le gouvernement a doublé sa ligne téléphonique «  Allô enfance en danger » d’un service de signalement par écrit, a-t-il annoncé, ce vendredi.

« Tu es un enfant, un adolescent et tu penses être victime de violences ou que l’un de tes camarades est en danger, tu peux appeler le 119 à tout moment (ton appel sera prioritaire), mais tu peux également nous écrire en utilisant le formulaire « besoin d’aide » », indique désormais le site allo119.gouv.fr.

Des risques qui « augmentent » en période de confinement

Cette nouvelle fonctionnalité a été mise en place pour permettre de « signaler plus discrètement » les violences, a expliqué dans un communiqué le secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet.

« En période de confinement, les risques de violences sur enfant augmentent et les occasions de les repérer diminuent. Pour un enfant victime, son frère ou sa sœur, ou encore un conjoint non-violent, s’isoler pour signaler une violence par téléphone au 119 est difficile dans la période actuelle », a-t-il encore observé.

La priorité « aux signalements provenant d’enfants »

Les faits signalés par écrit sur le formulaire en ligne « seront traités suivant un processus similaire aux traitements des appels, avec une priorité donnée notamment aux signalements provenant d’enfants​ », précise le secrétariat d’Etat. Le nouveau formulaire n’est cependant « pas destiné à gérer des situations de danger grave et immédiat sur un mineur », pour lesquelles il convient toujours de contacter les numéros d’urgence (17, 15, 18 ou 112).

Le 119, numéro gratuit et confidentiel lancé il y a trente ans, a reçu en 2018 près de 269.000 appels (737 en moyenne par jour), dont 12 % ont fait l’objet d’un traitement. « Face à une suspicion de violences sur enfant, seul un Français sur quatre déclare avoir le réflexe d’appeler le 119 ou de prévenir la police », a déploré Adrien Taquet.

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