Coronavirus : Il n’y aura pas de pénurie d’autotests, assure le gouvernement

Avec le variant Omicron, certains s’inquiètent d’une possible pénurie de tests anti-Covid face à l’affluence des demandes. Les couacs sur le protocole sanitaire à l’école, qui prévoit désormais que des autotests soient donnés aux parents dont l’enfant est cas contact, n’ont fait que renforcer cette crainte. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors d’une visite ce vendredi dans un entrepôt de distribution de produits de santé à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis (Ile-de-France), a donc assuré qu’il n’y aurait pas de manques d’autotests.

« Les stocks arrivent, ils sont en nombre, 11 millions ont été livrés cette semaine et ils vont continuer à être livrés » dans les pharmacies, a-t-il affirmé, reconnaissant des « difficultés » au début de la vague Omicron. Pour répondre à la demande, alors qu’un nouveau record de 12 millions de tests par semaine a été atteint la semaine dernière, « le stock d’Etat de Santé publique France d’autotests a été déstocké », a-t-il annoncé à la presse.

Dialogue continu après la grève dans l’Education nationale

Pour Gabriel Attal, le gouvernement maintient le « cap » face au Covid-19 : « garder le pays ouvert », « garder les écoles ouvertes », malgré la multiplication des contaminations. Pour cela, le protocole sanitaire assoupli demande désormais aux élèves cas contact de produire trois autotests négatifs, sans obligation de test antigénique ou PCR, pour continuer à aller en classe, comme l’a annoncé le Premier ministre Jean Castex, lundi.

Cet assouplissement n’a pas suffi à empêcher une grève massive jeudi dans l’Education nationale pour dénoncer notamment le manque de concertation de la part du gouvernement. À la suite de la mobilisation, les syndicats ont été reçus jeudi soir par le Premier ministre, le ministre de la Santé et le ministre de l’Education nationale. Un « dialogue continu aura lieu désormais entre les représentants des personnels éducatifs et le gouvernement avec le ministère de l’Éducation nationale, ministère de la Santé, deux fois par mois », a assuré le porte-parole du gouvernement.