Coronavirus en Pays-de-la-Loire : « 7.000 décès évités grâce au confinement », selon une étude

Illustration d’un service de réanimation d’un CHU — FRED SCHEIBER/SIPA

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  • Dans les hôpitaux de Pays-de-la-Loire, 291 personnes sont décédées du Covid-19 depuis le début de l’épidémie.
  • Selon une étude, le coronavirus aurait fait près de 7.000 morts supplémentaires dans la région sans la mise en place des mesures de confinement.
  • « La logique de confinement est intervenue avant que ne survienne un cluster important », explique l’Agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire

Elle fait toujours partie des régions les moins touchées. Dans les hôpitaux des Pays-de-la-Loire, 291 personnes sont décédés du Covid-19 depuis le début de l’épidémie, a annoncé jeudi soir l’Agence régionale de santé. Un triste bilan mais à mille lieux de celui que la région aurait pu afficher si les mesures de confinement n’avaient pas été prises, estiment des chercheurs de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).

«Cette étude très intéressante montre qu’il y aurait eu 7.000 victimes supplémentaires dans les Pays-de-la-Loire si nous n’avions rien fait », indique Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l’ARS. La région affiche l’un des différentiels les plus importants, selon les résultats de l’étude qui parle de 60.000 décès en France évités grâce au confinement.

Confinés « avant que ne survienne un cluster »

Comment expliquer que le territoire s’en sorte aussi bien ? « Il n’y a pas d’effet côte ouest, répond le docteur Pierre Blaise. Même si la densité de la population et les types d’interactions jouent forcément un rôle. » Les autorités mettent en avant le fait que les premiers cas de coronavirus​ (notamment arrivés du Morbihan) sont intervenus ici plus tard que dans d’autres régions, et ont pu être repérés assez tôt, ainsi que les cas contacts.

« La logique de confinement est intervenue avant que ne survienne un cluster important, ce qui nous a permis d’organiser notre système de santé dans les meilleures conditions possible et éviter la saturation, indique Pierre Blaise. Dans d’autres territoires se trouvaient des clusters à bas bruits qui ont ensuite explosé. Ça ne se serait pas passé de la même façon ici si nous avions eu un événement du même type qu’à Mulhouse. »

Avec 105 personnes en réanimation ce jeudi (deux de moins que la veille), les autorités estiment qu’au 11 mai, le nombre de cas dans la région aura retrouvé le seuil atteint à la veille du confinement. « Ce sera un avantage, sauf si l’on considère que l’on peut vivre comme avant et abandonner les gestes barrières. Si on repart dans une proximité sociale et que l’on n’adapte pas ses comportements, ce sera « même motif, même punition ». Car on sait désormais que le confinement fonctionne. »

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