Coronavirus : « C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai », réagit le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire

Une enfant fait l’école à la maison pendant le confinement. (Illustration) — Stephane ALLAMAN/SIPA

« C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai », estime Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, interrogée par l’AFP. Cette réaction intervient après l’allocution télévisée du chef de l’Etat, lundi soir, au cours de laquelle Emmanuel Macron a annoncé la réouverture progressive des crèches, des écoles, des collèges et des lycées à partir du 11 mai. Par contre, « les cours ne reprendront pas physiquement, jusqu’à l’été » pour l’enseignement supérieur.

Francette Popineau développe son argumentation contre une réouverture des établissements scolaires dans un mois. « On nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles alors que l’on sait que c’est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste. » La secrétaire générale du Snuipp-FSU poursuit : « Il va y avoir une forte incompréhension de la part des enseignants, on a l’impression d’être sacrifié sur l’autel de l’économie. »

12,5 millions d’élèves suivent les cours à distance

« Reprendre dans un mois, comme si de rien n’était, ce n’est pas possible, car il n’y aura pas plus de gens immunisés, les enfants vont être ensemble à l’école, sans gestes barrière possibles, et ensuite aller dans les familles, chez les grands-parents, cela ne paraît pas du tout raisonnable », a ajouté Francette Popineau.

Depuis le 16 mars, quelque 12,5 millions d’élèves et 2,6 millions d’étudiants suivent les cours à distance​ en raison de la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités.

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