Coronavirus: Avec 5.838 patients atteints du Covid-19, la pression en réanimation s’intensifie en France

Les patients atteints d’une forme grave du Covid-19, continuent d’arriver au service réanimation du CHU de Bordeaux — Mickaël Bosredon/20Minutes

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation a continué sa progression, grimpant à 5.838, selon les chiffres publiés dimanche par Santé publique France. Cet indicateur, qui n’avait pas été aussi haut depuis le 18 avril 2020, devrait encore augmenter dans les jours qui viennent.

«La pression reste très forte et le nombre d’admissions en réanimation va continuer d’augmenter pendant plusieurs jours, nous le savons», a déclaré au JDD le ministre de la Santé, Olivier Véran, tout en espérant que «les mesures de freinage» permettent «d’
éviter d’atteindre le pic de la première vague», soit 7.000 malades en réa les 7 et 8 avril 2020. A l’heure actuelle, la capacité des services de réanimation dans les hôpitaux français a été portée à 8.000 lits toutes pathologies confondues.

Le pic de la première vague se rapproche

Le nombre total de personnes hospitalisées avec un diagnostic Covid-19 dimanche reste au-dessus de la barre des 30.000 (30.671), pas loin des pics de la première (32.000) et de la deuxième vague épidémique de l’automne. Dimanche, Santé publique France a comptabilisé 178 décès de plus de malades du Covid-19 dans les dernières 24h, un chiffre en très légère baisse par rapport à dimanche dernier (185), mais plus élevé que deux semaines plus tôt. Au total, le bilan des morts depuis le début de l’épidémie s’élève à 99.000, en très grande majorité des personnes âgées, plus fragiles face au virus.

Après une semaine de fermeture des écoles, la France a entamé ce week-end deux semaines de vacances confinées. Avant même l’application de ces mesures, le virus a continué de progresser mais de manière moins rapide, a avancé vendredi Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire. Mais «aujourd’hui, nous sommes autour de 40.000 cas quotidiens. Ca reste très haut», a souligné Olivier Véran au JDD, en espérant qu’«après la stabilisation viendra la baisse».

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