COP27 : « L’autoroute vers l’enfer climatique »… Antonio Guterres, le boss des phrases chocs

Le temps n’est plus à la parole feutrée de la diplomatie, mais à la prise de conscience, et encore mieux à l’action. Alors quand il s’agit de parler de climat, Antonio Guterres, le patron de l’ONU, sort les crocs. Surtout depuis la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui pointe la nécessité de changements radicaux et immédiats pour contenir le réchauffement de la Terre à 1,5°C au-dessus de la moyenne des températures préindustrielles.

Dernier exemple en date, à la COP27, où Antonio Guterres a fustigé les entreprises qui font des promesses « factices » de neutralité carbone. « Cette tentative de dissimulation toxique pourrait faire tomber le monde de la falaise climatique. Cette imposture doit prendre fin », a-t-il martelé.

Voici cinq phrases chocs prononcées par Antonio Guterres ces derniers mois.

La conscience écologique de l’ancien premier ministre du Portugal (1995 à 2002) est venue tardivement, lorsque le socialiste a été nommé Haut commissaire des Nations unies pour réfugiés en 2005. Il reste dix ans à ce poste et ne reste pas insensible face aux 25 millions de réfugiés climatiques par an. 

Elu secrétaire général de l’ONU en 2016 et réélu en 2021, Antonio Guterres a alors fait de la lutte contre le réchauffement climatique son principal combat. « Dès qu’il a un voyage, il essaye d’y mettre une dimension climat », rapporte l’une de ses conseillères dans un portrait que lui consacre France Info. Sera-t-il (enfin) entendu lors de la COP27?