« Convoi de la liberté » : Jérôme Rodrigues, en garde à vue depuis samedi, estime être un « prisonnier politique »

La figure des « gilets jaunes » Jérôme Rodrigues, interpellé samedi aux abords de l’Elysée à Paris, dément être l’organisateur des manifestations anti-pass interdites par le préfet de police et estime être un « prisonnier politique », a indiqué dimanche son avocat dans un communiqué.

Jérôme Rodrigues, placé en garde à vue pour « organisation de manifestation interdite » et « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences », « tient à indiquer qu’il n’est en aucun cas l’organisateur de cette manifestation », écrit Me David Libeskind dans ce communiqué.

Il se dit victime de harcèlement de la part des policiers

« Depuis de nombreuses années il ne fait que relayer des informations sur sa page Facebook jerome rodrigues officiel sur les manifestations », explique-t-il, ajoutant qu’il filmait également les cortèges.

« Or depuis plusieurs années mon client fait l’objet d’un harcèlement de la part des policiers et de la préfecture de police de Paris par des contrôles d’identité à répétition », ajoute le conseil, observant que son client avait « un casier judiciaire vierge » et n’avait « jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ».

« Jérôme Rodrigues tient à souligner qu’il est prisonnier politique », poursuit-il.