Congrès du RN : Seule candidate, Marine Le Pen réélue présidente du parti

Marine Le Pen, seule candidate à sa succession, a été réélue sans surprise ce dimanche à la présidence du Rassemblement national pour un quatrième mandat, qu’elle devrait temporairement quitter à l’automne pour se consacrer à la présidentielle. Selon les résultats du scrutin dépouillé jeudi et proclamés ce dimanche au congrès du parti à Perpignan, la dirigeante d’extrême droite, à la tête du RN depuis 2011, a été élue à 98,35 % des voix des adhérents (1,22 % d’entre eux ont voté blanc, et il y a eu 0,43 % de bulletins nuls). Mais le parti n’a pas donné le nombre d’inscrits.

Le numéro deux du RN Jordan Bardella a été le mieux élu au Conseil national («parlement » du parti), devant le maire de Perpignan Louis Aliot, et celui d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, sorte de baromètre d’influence au sein du parti. Le Conseil national (CN) doit ensuite se réunir pour valider la nouvelle direction proposée par Marine Le Pen, au sein de laquelle elle aura désigné son successeur pour la présidence par intérim. Les militants ont voté à cet égard samedi un changement des statuts qui permet une présidence temporaire du RN pendant douze mois en cas de campagne présidentielle.

Bataille entre Bardella et Aliot pour la présidence par intérim

Dans ce cas, le président du RN est remplacé par le vice-président et, s’il y en a plusieurs, par le « premier d’entre eux ». Jordan Bardella est pressenti à ce poste, qui est aussi convoité par le maire de Perpignan. Louis Aliot, qui a rencontré Marine Le Pen pendant plus d’une heure samedi, fait valoir son « expérience » de trente ans dans le parti mais il avait dit qu’il ne se battrait pas « contre vents et marées ». Le CN compte en tout 120 membres, dont 100 élus et 20 désignés par le président.

Avant la proclamation des résultats, Marine Le Pen a souligné avoir « féminisé » les instances du parti -à partir de la 15e place- dans lesquelles entrent également des « personnalités d’ouverture » comme l’ancien député LR Jean-Paul Garraud, l’ex-DLF Jean-Philippe Tanguy, ou encore l’ancien journaliste de LCI Philippe Ballard, qui figurent parmi les membres du CN désignés par Marine Le Pen. La nouvelle direction compte un bureau national (direction élargie, 40 membres actuellement) au sein duquel figure le bureau exécutif (direction, 10 membres, qui sera porté à 15 membres).