Congrès du PS : Après la crise, Olivier Faure regrette une « mauvaise polémique »

Le Parti socialiste résistera-t-il à une nouvelle crise ? Olivier Faure espère en tout cas pouvoir mettre derrière lui le couac de l’élection du premier secrétaire du PS. « Tout ça relève malheureusement de la mauvaise polémique », faite par son concurrent, Nicolas Mayer-Rossignol, qui conteste sa réélection et dénonce des fraudes, a regretté le premier secrétaire du parti socialiste réélu au micro de France Info. La réalisation d’un nouveau décompte dimanche donne 51,09 % des voix au sortant contre 48,91 % pour le maire de Rouen.

Affirmant n’avoir « aucun doute », « toutes les fédérations » ayant été « vérifiées », le premier secrétaire s’est en revanche inquiété de la crise traversée par son parti. Il faut « maintenant avancer et chercher à rassembler l’ensemble des socialistes ». « L’ensemble des procès-verbaux de l’intégralité des votes sont à la disposition de la presse et donc vous pouvez venir vous-même vérifier et regarder comment nous avons procédé », a-t-il expliqué.

Olivier Faure a également rappelé avoir remporté plusieurs autres scrutins : 49 % des voix se sont portées sur son texte d’orientation,  « une majorité au conseil national et une majorité des délégués au congrès », ainsi qu’« un vote sur le rapport d’activité qui a été approuvé à 57 % ».

L’alliance de la Nupes en point de rupture

Le premier secrétaire a invité, lundi, ses deux concurrents, Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy – qui n’avait pu se maintenir au second tour et avait appelé à soutenir le maire de Rouen-, à le rencontrer.

Le principal point de rupture entre les projets des deux hommes réside dans la relation avec la Nupes, l’alliance avec les autres partis de gauche, qui a permis notamment de maintenir un groupe PS à l’Assemblée nationale, malgré le résultat calamiteux d’Anne Hidalgo à la présidentielle (1,7 %). Menée et soutenue par Olivier Faure, cette alliance est critiquée par Nicolas Mayer-Rossignol, notamment la dépendance à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. « Il faut une direction qui associe largement l’ensemble de ses sensibilités, faire en sorte que chacun trouve sa place et la réalité », a défendu Olivier Faure, assurant n’être « ni aveugle ni sourd » quant aux critiques envers la Nupes.