Conflit Ukraine-Russie : Entre paroles apaisantes et militarisation à la frontière, Vladimir Poutine entretient le trouble

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Ce lundi, la Russie  a annoncé la fin de certains exercices militaires destinés à impressionner Kiev. Mais quelques heures plus tard, le Pentagone  a accusé Moscou d’avoir encore renforcé son dispositif militaire aux frontières de l’Ukraine au cours du week-end.

Vladimir Poutine « continue d’envoyer des forces supplémentaires le long de cette frontière et il dispose de bien plus que 100.000 [hommes] », a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby pour qui il ne s’agit pas seulement d’une « question de nombre » mais surtout de « capacités en armement ». Selon lui, la Russie a toutes les capacités pour lancer « à tout moment » une « vaste offensive militaire en Ukraine ».

La phrase du jour

Le gazoduc Nord Stream 2 est une arme géopolitique »

C’est ce qu’a affirmé Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse avec Olaf Scholz, prouvant encore une fois que le gazoduc russo-allemand Nord Stream 2 continue de provoquer de fortes tensions dans la région. Dans le même temps, Boris Johnson a encouragé les pays européens à réduire leur dépendance au gaz russe.

La tendance du jour

Les prises de position occidentales se durcissent tandis que Moscou entrouvre sa porte à des négociations ce lundi. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a jugé possible un règlement diplomatique de la crise autour de l’Ukraine, proposant même de « prolonger et d’élargir » le dialogue, un discours apaisant dont la fiabilité est remise en question par l’accusation du Pentagone.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, jugeant une invasion russe de l’Ukraine possible « dans les 48 heures », a appelé Vladimir Poutine à reculer du « précipice ». Le chancelier allemand, qui se trouvait à Kiev ce lundi et se rend à Moscou mardi, a menacé la Russie de « lourdes conséquences » en cas d’« agression militaire ».

« Nous attendons de Moscou des signes immédiats de désescalade », a ajouté Olaf Scholz. De son côté, le G7 s’est dit prêt à imposer des sanctions aux « conséquences massives » pour la Russie. Malgré ces fortes déclarations, les Européens continuent d’espérer une solution amicale. Mercredi, le ministre italien des Affaires étrangères se rendra à Moscou dans l’objectif de décourager « toute agression ou escalade ».