Commission européenne: Le Brexit comparé à «Game of Thrones» lors du débat entre les chefs de file

Candidats à la présidence de la Commission européenne, la Danoise Margrethe Vestager (libérale), l’Allemand Manfred Weber (droite proeuropéenne) et le Néerlandais Frans Timmermans (social-démocrate) ont participé à un débat, le 15 mai 2019. — Francisco Seco/AP/SIPA

A une semaine des élections européennes (23 au 26 mai), ils ont débattu en anglais et parfois en français. Les six chefs de file des principaux partis européens, candidats pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, ont croisé le fer lors d’un débat, mercredi soir. Et le candidat social-démocrate Frans Timmermans a mis en garde les électeurs européens contre les dangers du populisme qui a, selon lui, transformé le Royaume-Uni en un « Game of Thrones dopé aux stéroïdes ».

« Voyez ce que la division de Brexit a fait au Royaume-Uni. Aujourd’hui, le Royaume-Uni ressemble à un ‘Game of Thrones’ dopé aux stéroïdes », a lancé le Néerlandais lors de ce débat diffusé en ligne et sur plusieurs chaînes européennes. « Nous avons donc une responsabilité collective d’offrir des propositions à nos concitoyens pour qu’ils reviennent vers le projet européen », a-t-il ajouté.

Le danger technocrate

La Commissaire européenne à la Concurrence, la libérale danoise Margrethe Vestager, qui est comme Frans Timmermans candidate à la présidence de la Commission, a reconnu qu’il fallait être plus accessible pour Monsieur tout le monde. « Si vous voulez changer les choses, vous devez d’abord vous changer vous-même dans la façon dont vous parlez. Nous parlons très souvent comme si nous voulions garder un secret avec toutes les abréviations que nous utilisons », a-t-elle dit, citant l’exemple du RGPD (Règlement général sur la protection des données).

Quant à l’Allemand Manfred Weber, candidat de la droite proeuropéenne (PPE), il a promis que la prochaine Commission serait celle « du nouveau départ », tournant la page de la « Commission de la dernière chance », comme l’avait appelé l’actuel président, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

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