Comment Montpellier a-t-elle réussi à attirer les Mondiaux de patinage artistique ?

Après une édition 2021 à huis clos, à Stockholm (Suède), les Championnats du monde de patinage artistique devraient retrouver leurs fans, cet hiver, si l’épidémie de Covid-19 le permet. Du 21 au 27 mars prochains, les Mondiaux s’installeront à Montpellier (Hérault), dix ans après la dernière édition organisée en France, en 2012, à Nice (Alpes-Maritimes). Mais comment la capitale héraultaise, où la glace a plutôt tendance à fondre, a-t-elle réussi à rafler la prestigieuse compétition ?

« C’est une décision qui a été prise il y a déjà quelques années, à l’époque, c’était mon prédécesseur, Didier Gailhaguet, qui avait commencé les démarches », confie Nathalie Péchalat, la présidente de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Et si la Fédération internationale avait « validé la ville de Montpellier », poursuit l’ex-championne, c’est notamment en raison de son accessibilité en termes de transports, et « ses capacités d’organiser à bien un événement ». A Montpellier, c’est à la Sud de France Arena, l’une des salles les plus grandes de France, que la patinoire qui accueillera les compétitions va être installée. La patinoire de Végapolis, à Odysseum, fait aussi partie du dispositif : elle accueillera les entraînements des athlètes.

« Découvrir un nouveau territoire »

L’intérêt, aussi, pour la fédération internationale, c’est « de découvrir un nouveau territoire ». « Les derniers Championnats du monde en France avaient eu lieu à Nice en 2002 et 2012, confie Nathalie Péchalat. Le fait de découvrir une toute nouvelle région, c’est toujours intéressant, pour la fédération internationale, qui cherche à développer, comme nous, ces sports, aussi bien en termes de pays, que de régions. »

Pour la capitale héraultaise, c’est un coup de projecteur formidable, se réjouissent les élus. « Les retombées en termes d’image vont être exceptionnelles, se félicite Michaël Delafosse (PS), le maire et président de la métropole de Montpellier. Il y aura des journalistes du monde entier, ils vont beaucoup s’intéresser aux Championnats du monde, c’est normal, mais ils vont aussi beaucoup parler de la ville. C’est le nom de Montpellier, et celui de l’Occitanie, qui vont être entendus. »

D’un point de vue économique, aussi, c’est le jackpot. « Les estimations que nous avons faites sur les retombées économiques sur l’est de l’Occitanie, c’est 30 millions d’euros », note Carole Delga (PS), la présidente de la région. Sur un budget de quelque 6 millions d’euros, la compétition a d’ailleurs reçu un coup de pouce de 1,8 million d’euros, à parts égales, de la métropole de Montpellier et de la région Occitanie.