Comment assumer de ne pas être ski-compatible pendant les fêtes de Noël ?

«Pourquoi je suis là, moi?» — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA;

  • La rédaction de « 20 Minutes » vous accompagne pendant les fêtes de fin d’année. Grandes questions, petites interrogations, vrais tracas ? On vous répond.
  • Parce que la fin d’année rime souvent avec séjour à la montagne, il est toujours plus délicat d’avouer ne pas être à l’aise avec le ski en cette période.
  • Cours pour adultes, alternatives au ski et conseils psycho… « 20 Minutes » vous aide à assumer votre « incompaskibilité » avec ce sport d’hiver.

Ça commence souvent de la même façon. L’un de vos proches lâche un « Hé, on se fait une sortie au ski après Noël ? », et puis vous voilà au milieu de vos potes hystériques à l’idée de dévaler les pistes. Vous aimeriez sans doute partager leur joie. Le hic : vous ne savez pas skier.

Le sketch du «blond» de Gad Elmaleh (enfin, on croit), qui assure sur la poudreuse pendant que vous cherchez encore à comprendre la position chasse-neige, c’est un peu l’histoire de votre vie. Mais comme chaque année cela est encore plus difficile à assumer en cette période hivernale, quand les virées en stations se multiplient.

Rassurez-vous : non, vous n’êtes pas seul. Ne serait-ce qu’à la rédaction de 20 Minutes, nous sommes quelques journalistes à avoir vécu près des montagnes sans pour autant savoir tenir sur des skis. Allez, haut les cœurs, on vous donne trois pistes (vous l’avez ?) pour accepter votre incompatibilité avec ce sport d’hiver.

Il n’est jamais trop tard

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, non ? Dans les stations, des cours de ski sont donnés aux adultes. L’Ecole du ski français (ESF) Courchevel propose ainsi plusieurs formules (entre 150 et 460 euros), ouvertes à tous les âges, allant de la semaine de stage en groupe à la leçon particulière d’une demi-journée ou une journée complète. Ces dernières sont les plus plébiscitées : « Les cours particuliers permettent un meilleur accompagnement, débute Elise Gaspard de l’ESF. C’est peut-être aussi plus simple à assumer pour les apprentis skieurs : seul avec le moniteur, on se sent plus à l’aise, ça passe plus facilement. »

S’il est quand même un peu plus difficile d’apprendre à skier une fois adulte (« on a plus d’appréhension que les enfants sur la peur de tomber, de se faire mal, la peur des autres sur la piste »), pourquoi certains tiennent absolument à apprendre à skier ? « Quand on arrive dans une station, on a envie de découvrir la pratique autour de laquelle elle vit », estime Elise Gaspard.

Trop de ski tue le ski

Et pourtant les stations ne cessent de développer des activités parallèles. Au final, le ski c’est tellement commun… Alors qu’à Tignes, entre autres, il est possible de faire de la plongée sous la glace, de la tyrolienne ou du parapente. Autrement plus stylé non ? A Courchevel, des sorties en moto-neige ou en fatscoot sont proposées aux amateurs de petits bolides. Autre moyen de déplacement : une balade en chiens de traîneaux est aussi possible, Ségolène Royal style. La station a même un centre aquatique pour un séjour au ski sans chaussures d’astronaute (mais avec piscine, spa et salle de sport). Dans une version un peu plus luxueuse, tout en étant un peu crevard sur les bords, n’hésitez pas à recontacter votre pote qui possède un chalet avec jacuzzi à la montagne.

Oh et puis, « balek »

Bon ok, le ski ce n’est pas votre truc. Et alors ? Il est peut-être temps de balayer sa honte d’un revers de main. « Quelqu’un qui assume sa façon d’être va dire “eh bah rien à foutre, ce n’est pas mon problème”. Même s’il y a toujours des situations gênantes, ce sont juste des moments de honte : on n’a jamais honte sans arrêt. Tout le monde a connu ces moments, personne n’y échappe », assure Valentine Hervé, psychologie clinicienne et psychanalyste.

Elle reconnaît toutefois qu’assumer sa singularité – ici, être le seul d’un groupe à ne pas skier – n’est pas simple : « On veut être conformiste. Il faut savoir skier pour l’appartenance sociale. Ne pas savoir renvoie à une défaillance. » Et c’est de cela que la honte se nourrit : « La honte, c’est un affect social. C’est un sentiment extrêmement pénible provoqué par la faute, l’humiliation, la crainte du déshonneur. Et ce, par rapport au regard de l’autre ou le regard que j’imagine de l’autre », explique Valentine Hervé, dans une société » en représentation. « L’enfer c’est les autres », écrivait Sartre, pour qui l’art de la glisse permettrait avant tout à chacun d’être libre. Comme quoi, si vous parvenez à vous affranchir du regard des autres en chaussant des skis, vous aurez fait le choix radical de l’Etre sur le Néant… Et ça, c’est pas mal pour se la raconter autour d’une fondue savoyarde.

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