Cinq infos dans le rétro : Les aveux de Fourniret, des millions d’Italiens en quarantaine et la défaite du XIV de France

A Milan, un homme désinfecte un train. — Carlo Cozzoli/Fotogramma/Sipa

Si, par prudence ou lassitude, vous êtes resté à distance raisonnable de l’actu ce week-end, vous apprécierez notre petit récap du dimanche soir. Voici cinq faits marquants des dernières 48 heures.

1. Coronavirus : l’Italie emploie les grands moyens

Des déplacements strictement limités, les écoles, salles de sport, cinémas fermés, des distances minimales à respecter dans les magasins… 15 millions d’Italiens habitant le nord du pays ont découvert la nuit dernière qu’ils étaient placés en quarantaine jusqu’au 3 avril. Notre explication en vidéo.

L’info en plus : Dans le Haut-Rhin, la fermeture des écoles décidée vendredi soir perturbe très fortement le quotidien des familles. Nous les avons interrogées.

2. Disparition d’Estelle Mouzin : Fourniret a reconnu les faits

Le tueur en série de 77 ans a longtemps nié être l’auteur en janvier 2003 de l’enlèvement et du meurtre d’Estelle Mouzin. Il a finalement reconnu les faits, a annoncé le parquet de Paris samedi. Fourniret serait passé aux aveux lors des trois jours d’interrogatoires qui se sont conclus vendredi soir dans le bureau de la juge d’instruction Sabine Kheris. Le parquet n’a pas indiqué s’il a fourni des indications sur la localisation du corps et le déroulé des faits.

Michel Fourniret Michel Fourniret – NO CREDIT

L’info en plus : Il y a quelques mois déjà notre spécialiste Vincent Vantighem se demandait si Fourniret, atteint par une forme de dégénérescence, était encore en mesure de répondre aux questions des enquêteurs. Son article est à retrouver ici.

3. 8 Mars : Des manifestations partout en France

Forte mobilisation pour la Journée internationale des droits des femmes, ce dimanche. Des dizaines de milliers de manifestantes et de manifestants ont défilé dans de nombreuses villes françaises, avec des mots d’ordre multiples : contre la réforme des retraites et ses effets pour les femmes, contre la répartition inéquitable du travail domestique, contre les violences sexuelles et les féminicides, ou encore contre les violences gynécologiques et obstétricales. L’objectif était de faire converger les luttes. La veille au soir, à Paris, la police a chargé contre les participantes d’une manifestation féministe de nuit.

Plusieurs centaines de manifestantes se sont réunies le dimanche 8 mars 2020 à Bordeaux pour une marche féministe. Plusieurs centaines de manifestantes se sont réunies le dimanche 8 mars 2020 à Bordeaux pour une marche féministe. – Marion Pignot

L’info en plus : à Bordeaux, la ville a choisi d’organiser son Carnaval le 8 mars, ce qui a scandalisé les organisatrices de la marche pour les droits des femmes. « Le 8-Mars, ce n’est pas une mascarade, c’est une lutte », nous explique une des participantes.

4. Paris : la Seine en crue

Le niveau de la Seine continuant de monter, la Mairie de Paris a pris des mesures. Des maraudes pour alerter les personnes sans domicile fixe, le transfert des occupants d’un centre d’accueil et une vigilance accrue dans les parkings. « D’après les prévisions, on devrait atteindre 4,30 mètres lundi », a indiqué l’adjointe à la Sécurité à la maire de Paris, Colombe Brossel (contre 6,10 lors du pic de 2016).

L’info en plus : ce matin, des nageurs de la police ont profité du fort courant de la Seine en crue pour s’entraîner. Une sortie dominicale musclée…

5. Ecosse-France : adieu Grand Chelem

Réduits à 14 pendant l’essentiel du match, les Bleus n’ont pas existé à Murrayfield. Ils s’inclinent 28 à 17 et laissent s’échapper leurs rêves de Grand Chelem. L’expulsion pour un mauvais geste de Haouass à la fin de la première mi-temps a complètement désorganisé l’équipe. La veille, les Anglais s’étaient offert, en battant de justesse les Gallois (33-30), le droit d’espérer remporter le Tournoi des VI nations.

L’info en plus : Les mauvais gestes dans un France-Ecosse, ça ne date pas d’hier. Dans le premier épisode de notre podcast « Il était une première fois, dans l’histoire du sport… », nous avons demandé à Joris Vincent, maître de conférences en sciences et techniques des activités physiques et sportives à l’université de Lille, de nous raconter la rencontre France-Ecosse du 1er janvier 1913, au parc des Princes à Paris. Un match qui laissera quelques traces dans l’histoire de nos deux pays… On vous laisse savourer cette « première fois »…

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