« Chronique d’une liaison passagère » : Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne tentent l’amour en liberté

Ils se le sont promis : leurs rencontres ne seront que plaisir et dénuées d’engagement. Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne tiendront-ils bon ? C’est ce que raconte Emmanuel Mouret dans l’émouvant Chronique d’une liaison passagère, présenté au Festival de Cannes en mai dernier. Le réalisateur des Choses qu’on dit, les choses qu’on fait continue d’y parler d’amour avec une sensibilité toujours plus remarquable.

« Je trouve que le cinéma d’Emmanuel Mouret mûrit de film en film pour atteindre une justesse et une gravité rares », déclare Sandrine Kiberlain à 20 Minutes. Un vent de liberté bien plus encore que de libertinage souffle sur la relation qu’entretient cette divorcée, maman d’un petit garçon, avec un homme marié.

Un réalisateur très précis

« On ne joue pas impunément avec les sentiments », renchérit Vincent Macaigne dont le personnage est plus prompt à s’attacher que sa maîtresse résolue à profiter de tous les plaisirs de l’existence. « Elle a une force de vie incroyable et un optimisme à toute épreuve ce qui me la rend fort sympathique. Elle est beaucoup moins coincée, bien plus libre que son amant », insiste Sandrine Kiberlain. Le duo met les bouchées doubles pour vivre sa passion jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue change la donne.

« C’est Emmanuel qui donne le « la », précise Vincent Macaigne. Vous avez intérêt à apprendre votre texte car c’est un réalisateur très très précis. » Cela se sent dans la virtuosité des dialogues comme dans les gestions des silences parfois bien plus parlants que les mots. Par petites touches délicates, le cinéaste capte les moments de joie de ses héros avec une liberté de ton qui exclut toute leçon de morale, sans perdre de son élégance à aucun moment.

« Il raconte un film sur le plaisir et il prend du plaisir à le faire, s’enthousiasme Sandrine Kiberlain. Emmanuel Mouret est amoureux de l’amour. » « C’est un film de suspense amoureux », précise Vincent Macaigne. L’attachement que le spectateur ressent immédiatement pour les héros le rend complice de leur relation au point qu’il se demande constamment comment elle va évoluer. Bien que le titre donne une indication à ce sujet, Chronique d’une liaison passagère réserve de bien belles surprises mettant les larmes aux yeux et le cœur en tempête par sa sensualité dicrète et son humour délicat.