Chevaux de course: Rebond des ventes de yearlings à Deauville

Le prix le plus élevé a été atteint dimanche avec une fille de l’étalon vedette Dubawi et de Prudenzia vendue 1,625 million d’euros à l’écurie Godolphin. — LOU BENOIST / AFP

Les plus prestigieuses enchères de yearlings (pur-sang de 18 mois) en France, les ventes d’août de Deauville, affichent un net rebond, après trois années de baisse, ont annoncé lundi les organisateurs.

Le chiffre d’affaires des ventes, qui ont débuté samedi et doivent s’achever lundi soir, « a déjà nettement dépassé – de deux millions d’euros – le chiffre d’affaires des trois jours de l’année dernière » pour atteindre plus de 38 millions d’euros à 17h, a indiqué Alix Choppin, responsable développement d’Arqana, deuxième agence de vente de yearlings après Tattersalls en Angleterre. Les ventes devraient se terminer d’ici 21h30, a précisé Alix Choppin.

Un étalon vendu 1,625 million d’euros

En 2018, le chiffre d’affaires avait baissé pour la troisième année consécutive, de 1 %, après -4 % en 2017 et -4,8 % en 2016. En 2015 en revanche, il avait atteint un record avec 42 millions d’euros.

Le prix le plus élevé a été atteint dimanche avec une fille de l’étalon vedette Dubawi et de Prudenzia vendue 1,625 million d’euros à l’écurie Godolphin pilotée par l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum qui a fait le déplacement à Deauville, selon Arqana. Le record établi en 2015 est de 2,6 millions d’euros.

Le rebond des ventes est notamment dû à « la présence de beaucoup d’acheteurs avec des budgets importants, du monde entier, et en nombre vraiment supérieur aux années précédentes », a expliqué Alix Choppin. « Le motif de satisfaction principal, c’est pour nous la diversité des acheteurs dans la tranche supérieure du marché », a-t-elle ajouté.

« Contribuer à la filière hippique française »

Outre l’émir de Dubaï, on trouve parmi les acheteurs de chevaux à plus de 500.000 euros, « un jeune entraîneur japonais, Mitsu Nakauchida, qui a acheté dimanche 1,5 million un fils d’un autre étalon vedette, Galileo, alors que cela faisait quatre ans qu’il venait à Deauville et n’avait jamais réussi à acheter », a-t-elle précisé. On trouve également dans cette catégorie une acheteuse anglaise, un groupe d’acheteurs de Dubaï, des acheteurs d’Abou Dhabi, du Qatar, des Etats-Unis, de Norvège ou d’Irlande, a souligné Alix Choppin.

En outre « avant même que les acheteurs aient vu les chevaux, les retours sur la simple qualité du catalogue, de la génétique, étaient excellents. Et le physique des chevaux présentés s’est avéré aussi athlétique que le promettait leur pedigree », a ajouté la responsable développement d’Arqana. L’entreprise assure qu’« une grande partie de ces chevaux vont rester en France et vont contribuer à la filière hippique française ».

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