Chasse à l’homme en Dordogne : Qui est cet ex-militaire « neutralisé » après une tentative d’homicide ?

Terry Dupin est un ex-militaire de 29 ans qui était recherché après une tentative d’homicide. Il a été blessé dans son interpellation par le GIGN. — Gendarmerie Nationale
  • L’homme était traqué par les gendarmes après une tentative d’homicide sur le petit ami de son ex-compagne. Il avait été condamné à quatre reprises par le passé pour des violences sur cette dernière.
  • Ancien militaire, il était armé et ouvrait le feu dès qu’il apercevait les gendarmes. Le général André Pétillot décrit un individu animé par « une logique suicidaire ».
  • Il a été sérieusement blessé à la gorge lors de son interpellation et son pronostic vital est engagé.

Après 36 heures de cavale, Terry Dupin, un jeune homme de 29 ans recherché après une tentative d’homicide sur le petit ami de son ex-compagne  a été maîtrisé par le GIGN lundi midi, à Lardin-Saint-Lazare, près de Sarlat (Dordogne). Il a été sérieusement touché à la gorge lors de son interpellation. Des blessures qui sont de nature à mettre ses jours en danger, selon le général de gendarmerie André Pétillot.

Il a déjà été condamné à quatre reprises entre 2016 et 2020 pour des violences conjugales sur cette ancienne compagne, qui est la mère de ses trois enfants. Selon un article de Sud Ouest ​publié en septembre 2017, il a aussi été lui-même victime de violences dans son enfance. Devant le tribunal, il avait aussi lâché, s’agissant des violences répétées à l’encontre de son ex-compagne, qu’il n’arrivait plus « à se contrôler ».

Déterminé et désespéré

L’ex-militaire, en service de 2011 à 2016, a appartenu au régiment d’infanterie de Brive. Grand et athlétique, il a donné du fil à retordre aux gendarmes. Il était armé d’une carabine de chasse, une Winchester de calibre 30-30 dont il s’est servi à plusieurs reprises dans sa fuite contre les forces de l’ordre, provoquant des dégâts matériels importants sur leurs véhicules.

Son entraînement et son expertise dans le maniement des armes avaient poussé les autorités à prévoir un dispositif particulièrement impressionnant pour le traquer. Plus de 300 gendarmes, sept hélicoptères et des blindés ont été mobilisés pour quadriller la zone boisée et le débusquer. Il a été interpellé alors qu’il était sur le point de quitter le périmètre de 4 km2 bouclé par les autorités.

En 2017, le jeune homme avait déjà pris la fuite après avoir exercé des violences contre son ex, dont il était déjà séparé à l’époque. Il s’était rendu quelques heures plus tard au commissariat de Terrasson, selon les informations de Sud Ouest. Mais lors cette nouvelle cavale, il semblait très déterminé à ne pas rendre les armes. Au moment de son interpellation ce lundi, il n’a pas hésité à ouvrir le feu sur le GIGN et a été touché par « un tir de réplique », ont expliqué le préfet de la Dordogne et le général André Pétillot, commandant de la zone de défense et de sécurité de Bordeaux, lors du point presse qui a suivi l’opération. Le gendarme a parlé d’un individu animé par une « logique suicidaire ».

Depuis fin août, il était employé en CDI comme chauffeur poids lourds dans une entreprise de travaux publics en Dordogne et « jamais on ne se serait douté d’un truc comme ça », a dit à l’AFP la présidente de la société, qui veut rester anonyme. « C’était un employé modèle, on n’a rien à lui reprocher », « quelqu’un d’exemplaire, très calme, posé, poli, très respectueux », qui « dialoguait quand on avait envie de dialoguer ».

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