Charente : Un policier d’Angoulême avoue le viol d’une adolescente et cinq agressions.
Un policier du commissariat d’Angoulême, âgé de 45 ans, a été interpellé mardi après une agression sur une femme de 60 ans à Nersac la semaine dernière. Le parquet a annoncé que le mis en cause a reconnu le viol d’une adolescente de 17 ans, début 2025, ainsi que cinq tentatives d’enlèvement.
Un policier du commissariat d’Angoulême a été interpellé mardi après la violente agression d’une femme de 60 ans, survenue la semaine dernière à Nersac, située à 10 km à l’ouest d’Angoulême. Cette dernière avait réussi à faire fuir son agresseur en utilisant un canif.
Le suspect, âgé de 45 ans, est également soupçonné d’avoir tenté d’enlever plusieurs femmes en Charente, sous la menace d’une arme. Il a reconnu, lors de sa garde à vue, le viol d’une adolescente de 17 ans, survenu début 2025, ainsi que cinq tentatives d’enlèvement, a indiqué le parquet ce jeudi.
Son ADN le force à avouer
Son témoignage a permis aux enquêteurs d’établir des liens avec les agressions survenues entre novembre 2025 et janvier 2026, visant quatre femmes âgées de 18, 19, 53 et 61 ans, qui avaient chacune réussi à s’enfuir. Un lien a également été établi avec le viol d’une adolescente de 17 ans survenu le 31 janvier 2025.
Après avoir d’abord contesté les faits lors d’une première audition, le suspect a finalement admis « l’ensemble des six faits », se voyant confronté à son ADN récupéré dans le cadre de l’enquête sur les événements du 31 janvier 2025, comme l’a précisé dans un communiqué le vice-procureur, Mathieu Auriol.
Un mode opératoire établi
Ce jour-là, une jeune fille attendant son bus scolaire à Nersac avait observé un véhicule arrêté, conduit par un individu cagoulé. Ce dernier lui avait ordonné de monter, menaçant de lui trancher la gorge, puis l’avait conduite sur un chemin communal où il lui a imposé une fellation et des attouchements, selon le parquet.
Les enquêteurs de la gendarmerie ont pu établir un mode opératoire similaire pour plusieurs faits : un conducteur au visage dissimulé, armé d’une arme de poing, prononçant les paroles « monte, ou je te bute ».
Les investigations, incluant des analyses de téléphonie et de vidéosurveillance, menées en particulier par la brigade de recherches d’Angoulême, ont permis d’identifier la présence du véhicule du suspect lors de chacune des cinq tentatives d’enlèvement.
Un ancien membre de la BAC devenu formateur
Le suspect, ancien membre de la brigade anticriminalité (BAC) selon le quotidien *Charente Libre*, est formateur technique au commissariat d’Angoulême, mais « n’est pas en charge d’enquêtes », ont souligné les autorités judiciaires.
Il a été présenté jeudi en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour tentatives d’enlèvement, enlèvement, séquestration pour faciliter un crime, agression sexuelle avec arme, et viol avec arme. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

