Chantiers au Qatar : Le géant du BTP Vinci annonce la mise en examen d’une de ses filiales

Un grand groupe français épinglé par la justice pour ses agissements au Qatar. Vinci a annoncé, ce lundi, dans un communiqué, la convocation par la justice française, mercredi, de sa filiale Vinci Constructions Grands Projets « en vue d’une éventuelle mise en examen » dans le cadre d’une enquête sur des chantiers, à deux semaines de l’ouverture de la Coupe du monde au Qatar.

L’entreprise française dit réfuter les accusations, notamment de « travail forcé » et de « traite d’êtres humains » sur des chantiers au Qatar. L’instruction avait été ouverte en novembre 2019, après des plaintes émanant notamment d’associations et de sept ex-employés indiens et népalais.

Une filiale accusée d’exploiter ses ouvriers, selon les plaignants

Les plaignants accusent Vinci, Vinci Construction Grands Projets, sa filiale Qatari Diar Vinci Construction et leurs représentants, de réduction en servitude, traite des êtres humains, travail incompatible avec la dignité humaine, mise en danger délibérée, blessures involontaires et recel.

Selon une ONG, les employés immigrés de Vinci travaillent entre 66 et 77 heures par semaine, et leur passeport est confisqué. Ils seraient entassés dans des chambres exiguës aux sanitaires insuffisants, percevant des rémunérations sans rapport avec le travail fourni. Ils sont menacés de licenciement ou de renvoi dans leur pays en cas de revendications.

« Aucun des projets attribués n’est lié à la Coupe du Monde de football 2022 au Qatar », a affirmé Vinci.