Chantage à la sextape à Saint-Etienne : Le directeur de cabinet réfute être avec le maire les commanditaires de la vidéo

Pierre Gauttieri rejette catégoriquement les accusations à son encontre et est donc « serein par rapport à la suite des événements ». Le directeur de cabinet du maire LR de Saint-Etienne a d’ailleurs exclu mercredi de démissionner, au lendemain de sa garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire sur un chantage politique contre l’ex-premier adjoint de la mairie.

Le maire Gabriel Perdriau a lui aussi été placé en garde à vue mardi dans le cadre des investigations sur le tournage et l’usage d’une vidéo tournée en 2014 dans laquelle on voit Gilles Artigues, également ancien député connu pour son engagement catholique, se faire masser par un homme dans une chambre d’hôtel à Paris. « Ni le maire ni moi-même ne sommes les commanditaires de cette vidéo », a dit le directeur de cabinet dans un entretien diffusé mercredi sur la chaîne de télévision locale TV7.

LR lance une procédure d’exclusion contre le maire

Au même moment, une centaine de personnes manifestaient sous la pluie devant la mairie pour demander sa démission, celle du maire et de l’adjoint à l’éducation, également incriminé dans cette affaire. Plusieurs élus locaux ont déjà appelé le maire et son équipe à se mettre en retrait, tandis que LR lançait une procédure d’exclusion contre lui.

Mercredi, le Medef de la Loire et trois autres organisations patronales ont publié un communiqué dénonçant « des pratiques en dehors de toute éthique républicaine et managériale ». « Nous souhaitons interpeller fortement les élus de Saint-Etienne Métropole et de la Ville sur la nécessité et l’urgence de prendre les mesures nécessaires pour que la gouvernance retrouve sérénité, travail d’équipe et exemplarité », affirme ce communiqué

Un « barbouzage de mœurs »

L’affaire a éclaté fin août quand le site d’information Mediapart a publié les confessions détaillées d’un ancien proche de l’équipe municipale sur un « barbouzage de mœurs » organisé selon lui à la demande du maire et de ses proches. Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée, chantage aggravé, soustraction de bien public par une personne chargée d’une fonction publique, abus de confiance et recel de ces infractions » après une plainte de Gilles Artigues.