Chantage à la sextape à Saint-Etienne : Gaël Perdriau en prison mercredi
Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Etienne, a annoncé sur Facebook qu’il allait entrer en prison conformément à la décision de justice rendue ce mercredi matin. Le tribunal correctionnel de Lyon l’a reconnu coupable de chantage, d’association de malfaiteurs et de détournement de fonds publics, le condamnant à cinq ans d’emprisonnement, dont un an de sursis, 50.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à exécution immédiate.

« Aujourd’hui, je vais entrer en prison conformément à la décision de justice qui a été rendue, dans le respect des institutions de notre pays », a écrit Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Etienne, ce mercredi matin, sur Facebook.
Le 1er décembre dernier, le tribunal correctionnel de Lyon l’a déclaré coupable de « toutes les infractions qui lui étaient reprochées », c’est-à-dire chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics, dans l’affaire de chantage à la sextape visant Gilles Artigues, son ancien premier adjoint. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, à une amende de 50.000 euros et à cinq ans d’inéligibilité, applicables immédiatement.
« Je le dis sincèrement : cette décision, je la vis comme une terrible injustice », a-t-il poursuivi dans sa publication. L’élu a interjeté appel de cette décision, « avec l’espoir profond que la justice saura entendre ma voix », ajoute-t-il. Son post est accompagné d’un selfie où il apparaît en tee-shirt, souriant, au soleil, pris sur une embarcation en mer avec l’horizon en arrière-plan.
Trois autres individus condamnés
Dans cette affaire, trois autres personnes ont été condamnées pour avoir piégé Gilles Artigues, son concurrent à l’époque, à son insu, dans une chambre d’hôtel avec un escort, puis pour avoir utilisé cette vidéo pour le faire chanter, le tout financé par des fonds publics. Ces personnes devront également purger leur peine de prison malgré leur appel, le tribunal ayant émis des mandats de dépôt avec effet différé, c’est-à-dire applicables même en cas d’appel.
Il s’agit de l’ancien adjoint à l’Éducation, Samy Kefi-Jérôme, et de son ancien partenaire Gilles Rossary Langlet, tous deux condamnés à trois ans de prison ferme, ainsi que de l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a été condamné à deux ans de prison ferme. Ce dernier est le seul à ne pas avoir fait appel.

