Changements prévus pour la formation des infirmières en 2026
La formation des infirmières sera modifiée à partir de la rentrée 2026, avec un volume total d’enseignement passant de 4.200 à 4.620 heures sur trois ans et 66 semaines de stage. La loi infirmière de juin 2025 redéfinit le métier en élargissant les compétences des professionnels, permettant aux infirmières de recevoir des patients en consultation et d’établir un diagnostic infirmier.
La formation des infirmières connaîtra une importante évolution à partir de la rentrée 2026, suite à la publication d’un nouveau référentiel au Journal officiel. Le volume total d’enseignement passera de 4.200 à 4.620 heures sur trois ans, incluant 66 semaines de stage dans divers types de structures telles que les hôpitaux, les cabinets libéraux et les Ehpad. Cette réforme a pour objectif de mieux préparer les étudiants aux réalités du terrain ainsi qu’aux nouveaux besoins du système de santé.
Le métier est également redéfini par la loi infirmière de juin 2025, qui élargit les compétences des professionnels. Les infirmières auront désormais la possibilité de recevoir des patients en consultation, d’établir un diagnostic infirmier et, dans certains cas, d’intervenir sans prescription médicale. La formation mettra un accent accru sur l’analyse clinique, la prévention et la prise en charge globale des patients, notamment sur les plans psychologique et social.
Le cursus gagnera également en dimension scientifique et universitaire. Les étudiants devront apprendre à analyser des données de santé, à construire des projets de soins et à produire des travaux d’expertise. Le diplôme, équivalent à 180 crédits ECTS, sera désormais délivré par des universités accréditées plutôt que par les préfets, facilitant ainsi la poursuite d’études en master ou en doctorat. Le juriste Grégory Caumes se réjouit d’« une reconnaissance universitaire vraiment attendue » et d’une formation qui souligne « le caractère scientifique de la profession ».
La réforme est globalement bien accueillie par la profession, qui espérait une modernisation depuis plusieurs années. Le syndicat SNPI se félicite d’une « réforme qui actualise les contenus » et renforce la prévention et le raisonnement clinique. Il déplore néanmoins le maintien d’un cursus de trois ans, considéré comme exigeant face à l’accroissement des compétences. Malgré ces réserves, cette évolution représente une étape significative dans la reconnaissance et l’autonomie des infirmières.

