C’est l’heure du BIM : Twitter en danger, missile nord-coréen et fin de la COP27

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Twitter joue sa survie. Des centaines de salariés – et peut-être davantage – ont démissionné, jeudi, au lendemain d’un ultimatum d’Elon Musk qui avait demandé aux employés rescapés de la première vague de licenciements de choisir entre se donner « à fond, inconditionnellement », et partir. La moitié des 7.500 employés du groupe avaient déjà été licenciés il y a deux semaines par le multimilliardaire. Selon les médias spécialisés, de nombreux ingénieurs ont claqué la porte, y compris certains qui s’occupaient d’outils critiques pour l’infrastructure du réseau, qui pourrait donc subir de graves turbulences dans les prochains jours. Pour ajouter à la confusion, le QG de l’entreprise a été bouclé jusqu’à lundi, le temps que la situation se clarifie.

La Corée du Nord a lancé vendredi un missile balistique intercontinental (ICBM) qui est tombé au large du Japon, dernier épisode en date d’une série record de tirs de projectiles ces dernières semaines, alors que Séoul, Tokyo et Washington s’attendent à un essai nucléaire imminent de la part de Pyongyang. « Le missile balistique lancé par la Corée du Nord semble être tombé dans notre zone économique exclusive au large de Hokkaido », la grande île du nord de l’archipel nippon, a déclaré pour sa part le Premier ministre japonais Fumio Kishida. Ce n’est pas la première fois qu’un projectile nord-coréen finit sa course dans la zone économique exclusive (ZEE) japonaise, c’est-à-dire l’espace maritime qui s’étend jusqu’à 200 milles marins (370 km) au-delà des côtes d’un Etat, entre les eaux territoriales et les eaux internationales.

Les négociations butent alors que la conférence sur le climat se termine ce vendredi. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a pourtant appelé jeudi les pays rassemblés à la COP27 à trouver « un accord ambitieux et crédible » sur la compensation des ravages provoqués par le changement climatique, un sujet brûlant. Les sommes pour l’instant sur la table pour ces différents secteurs sont dérisoires par rapport aux besoins estimés, qui se chiffrent de l’avis général en milliers de milliards. La présidence de la COP égyptienne a de son côté fait circuler un document de travail en vue d’une déclaration finale qui ne mentionne rien de concret sur les sujets contentieux des finances.