C’est l’heure du BIM : Tir sur la Pologne, Varsovie appelle au « calme » et Trump candidat pour 2024

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

La tension internationale au sujet de la guerre en Ukraine est montée de plusieurs crans la nuit dernière. La Pologne a placé mardi son armée en état d’alerte renforcée après avoir été atteinte par ce qu’elle a décrit comme un « projectile de fabrication russe », qui a fait deux morts. Dans la nuit, le président polonais a relevé qu’il n’y avait à ce stade pas de « preuve équivoque » sur l’auteur du tir. En marge du sommet du G20, les Occidentaux ont pour le moment préféré attendre plutôt que de se précipiter à porter des accusations. Après une réunion d’urgence de près d’une heure, les chefs d’Etat ou de gouvernement du G7 et de l’Otan ont apporté dans un communiqué leur « plein soutien » à Varsovie et décidé de « rester en contact étroit pour déterminer des prochaines étapes en fonction de l’enquête ».

Varsovie a également tenté toute la nuit de calmer le jeu. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a lancé un appel au calme à sa population. « J’appelle tous les Polonais à garder le calme face à cette tragédie. Soyons prévenants. Ne nous laissons pas manipuler. Nous devons faire preuve de retenue et de prudence », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion d’urgence de son cabinet. La Pologne, qui partage une frontière avec l’Ukraine, est membre de l’Otan et quelque 10.000 militaires américains se trouvent dans le pays. L’article 5 du traité de l’Alliance atlantique affirme que si un Etat membre est victime d’une attaque armée, les autres considéreront cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendront les mesures jugées nécessaires pour venir en aide au pays attaqué.

L’annonce n’a surpris personne tant Donald Trump ne cesse depuis deux ans de rêver tout haut d’un match retour contre Joe Biden. Après avoir remporté la présidentielle de 2016 puis perdu celle de 2020, il a donc officiellement annoncé mardi sa candidature à celle de 2024. Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, il a accusé l’actuel locataire de la Maison-Blanche d’être le commandant en chef d’une « nation en déclin ». Mais avant d’espérer affronter son successeur, Donald Trump, qui est visé par de multiples enquêtes judiciaires, va déjà devoir sortir vainqueur d’une primaire républicaine fratricide. Avec des couteaux aiguisés par la contre-performance de ses poulains aux midterms, et l’émergence de Ron DeSantis comme un potentiel adversaire redoutable.