C’est l’heure du BIM : Rencontre Poutine-Xi, opération « île morte » à Mayotte et Patagonia léguée au climat

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Au grand jeu de la géopolitique, le Kremlin ressort son « atout » Pékin. La journée de ce jeudi va ainsi être marquée par une rencontre aux allures de front face à l’Occident. Les présidents de la Chine Xi Jinping et de la Russie Vladimir Poutine se réunissent en effet en Ouzbékistan pour un sommet régional, en pleines tensions exacerbées par la guerre en Ukraine mais aussi par la diplomatie américaine envers Taïwan. Les deux présidents seront rejoints, dans la ville de Samarcande, par les dirigeants de l’Inde, du Pakistan, de la Turquie, de l’Iran et d’autres pays pour un sommet de deux jours de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

L’insécurité à Mayotte continue de faire monter la grogne des élus locaux. Ils ont ainsi décidé de fermer écoles primaires et administrations locales ce jeudi et « jusqu’à nouvel ordre » afin de manifester leur exaspération. Maires, parlementaires, conseillers départementaux et collectifs de citoyens ont promis un retour « à la normale dès que la situation sera apaisée et des solutions structurelles trouvées pour que la paix, la sécurité, la sérénité et la tranquillité publique reviennent ». Il faut dire que moins d’un mois après la visite du ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer Gérald Darmanin, Mayotte a connu ces derniers jours une vague de violences, avec barrages routiers, affrontements entre bandes rivales et avec les forces de l’ordre, caillassages de bus scolaires et de véhicules.

C’est un geste philanthropique particulièrement rare. Yvon Chouinard, fondateur de la marque de vêtements de sport Patagonia, a légué son empire, valorisé à 3 milliards de dollars, à la lutte contre le changement climatique, a-t-il annoncé au New York Times et dans une lettre ouverte. Il a transféré toutes les actions de l’entreprise à un trust et une ONG chargés de consacrer l’intégralité des bénéfices annuels (environ 100 millions de dollars) à la planète, notamment à la préservation des habitats menacés. Surtout, contrairement à des donations caritatives de nombreux milliardaires, il ne s’agit pas ici d’optimisation fiscale : la famille Chouinard va même payer 17,5 millions de dollars d’impôts sur les actions transférées au trust. Le patriarche précise que ses deux enfants quadragénaires, qui n’hériteront pas de l’entreprise familiale, le soutiennent à 100 %.