C’est l’heure du BIM : Motion de censure dans un climat tendu, Olaf Scholz en Chine et licenciements chez Twitter

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Pour clore l’examen en première lecture du budget de l’Etat 2023, l’Assemblée nationale examine vendredi une nouvelle motion de censure des Insoumis contre le gouvernement dans une ambiance à couteaux tirés avec les députés RN après un lourd incident en séance jeudi.

L’exclamation « Qu’il retourne en Afrique » du RN Grégoire de Fournas en plein discours du député Carlos Martens Bilongo, a provoqué l’indignation et des appels à une sanction. Grégoire de Fournas assure qu’il parlait d’un bateau de migrants, et pas de son collègue. Le très probable rejet de la motion, examinée à partir de 15h30, vaudra adoption en première lecture de l’ensemble du projet de loi de finances.

« Davantage » de coopération malgré des « points de vue différents » : le chancelier allemand Olaf Scholz a ménagé vendredi Xi Jinping lors d’une visite controversée à Pékin, dans un contexte de défiance de l’Occident vis-à-vis du régime autoritaire chinois. Ce déplacement de quelques heures est le premier d’un dirigeant de l’UE et du G7 en Chine depuis le début de la pandémie il y a près de trois ans.

Cette visite, qui survient juste après la reconduction du président Xi à la tête du Parti communiste chinois et du pays, est vue d’un œil critique en Allemagne, mais aussi en France, à Bruxelles et Washington. Reçu peu après son arrivée à Pékin, Olaf Scholz a indiqué à Xi Jinping vouloir « développer davantage » la coopération économique avec la Chine.

Elon Musk n’a pas perdu de temps. « Nous allons lancer le processus difficile de réduction de nos effectifs mondiaux vendredi », a indiqué Twitter à ses employés jeudi dans un e-mail consulté par l’AFP, confirmant les rumeurs qui circulaient depuis que le patron de Tesla a racheté le réseau social il y a une semaine. Selon le Washington Post, le nouveau dirigeant a prévu de remercier environ 50 % des quelque 7.500 employés.

Le rachat a été financé par 13 milliards de dollars de dette. Twitter, qui n’a dégagé des bénéfices qu’à deux reprises, pourrait vite être écrasé par des intérêts d’un milliard de dollars à payer chaque année, surtout en période de crise chez les annonceurs et de marché morose. Elon Musk cherche donc à drastiquement réduire la masse salariale. Et à créer de nouveaux revenus, notamment en faisait payer la vérification des comptes 8 dollars par mois.