C’est l’heure du BIM : Maires de glace face à Macron, enfants dans la rue et banlieue sur grand écran

Emmanuel Macron, le 12 novembre 2019 à Paris. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Opération reconquête des élus locaux pour Emmanuel Macron, ce mardi après-midi à Porte de Versailles, à Paris, pour l’ouverture du Congrès des maires de France, à quatre mois des municipales. Quelques représentants des 34.967 communes de la France attendaient de pied ferme le président, absent l’an dernier de ce rendez-vous annuel. Accompagné d’une délégation de ministres (Sébastien Lecornu, Jacqueline Gourault, Christophe Castaner) – aux aguets sur les dossiers qui préoccupent les édiles – le chef de l’Etat s’est présenté devant une assistance qui lui a réservé un accueil réservé – et qui en avait gros sur le cœur. Comme en a témoigné dès son arrivée le silence de plomb qui a suivi son apparition sur les écrans géants.

Chaque soir, 700 enfants dorment dans la rue avec leurs parents à Paris et 20.000 mineurs vivent à l’hôtel en Ile-de-France avec leur famille, s’alarment les associations qui réclament, dans un manifeste publié mercredi, l’ouverture en urgence de places d’hébergement. « En France, des milliers d’enfants sont à la rue ou dans des hébergements précaires », dénoncent les douze organisations signataires dont la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fondation Abbé Pierre, le Samu social de Paris ou encore Unicef France. Sur l’ensemble du territoire, elles constatent « une dégradation de la situation des femmes et des familles avec enfants à la rue ou vivant dans des habitats précaires ».

Pour son premier long-métrage, Ladj Ly a réussi un coup de maître. Les Misérables, qui sort en salles ce mercredi, a reçu le Prix du jury du Festival de Cannes et le Prix d’Ornano-Valenti du Festival de Deauville. « Je ne m’attendais pas à ça, confie le réalisateur à 20 Minutes. Il y a encore un an, on n’était pas sûrs de faire le film. » Ladj Ly ne s’offusque pas quand on évoque, au sujet de son film, La Haine de Mathieu Kassovitz récompensé à Cannes en 1995.

« La référence est évidente, d’autant que Les Misérables est coproduit par le collectif Kourtrajmé, soutenu par Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz, dit-il. Je montre que les choses n’ont pas beaucoup changé depuis La Haine. » Son film plonge dans la cité d’une banlieue de Seine-Saint-Denis où une réaction disproportionnée de la police met le feu aux poudres.

Cinéma

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