C’est l’heure du BIM: Le droit à l’avortement en danger, la SNCF en détresse et l’école obligatoire à 3 ans

La gouverneure de l’Alabama a signé la loi la plus restrictive du pays, qui interdit presque totalement l’IVG, même en cas de viol ou d’inceste, le 15 mai 2019. (illustration). — Richard B. Levine/NEWSCOM/SIPA

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap’ pour vous aider à y voir plus clair.

Etats-Unis: Jusqu’où peut aller la bataille sur l’avortement?

Le droit à l’avortement en danger. Mercredi, la gouverneure de l’Alabama a signé la loi la plus restrictive du pays qui interdit presque totalement l’IVG, même en cas de viol ou d’inceste. Une demi-douzaine d’Etats contrôlés par les républicains ont récemment voté des textes limitant le droit à l’avortement, et une dizaine d’autres s’apprêtent à le faire. Le but : forcer le bras de fer juridique pour faire remonter l’affaire jusqu’à la Cour suprême afin que les neuf juges réexaminent la décision Roe v. Wade, qui avait légalisé l’avortement dans tout le pays en 1973. Et étant donné que la Cour est dominée par les conservateurs, tout reposera sur le vote de son président, John Roberts.

Des syndicats tirent la sonnette d’alarme sur le climat social à la SNCF

SUD-Rail et la CFDT-Cheminots ont tiré mercredi, par voie de communiqués séparés, la sonnette d’alarme sur le climat social à la SNCF. Annonçant « le suicide » d’un agent de la compagnie ferroviaire « chez lui » début mai, SUD-Rail dénonce « l’arrogance » des dirigeants du groupe et une stratégie de « casse » du « collectif des salariés fondé sur la maîtrise technique et le sens partagé du service public ». La semaine dernière, le syndicat avait annoncé le suicide d’un autre agent, qui s’était « jeté sous un train devant le siège de la SNCF » à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « La SNCF doit faire la lumière sur les conséquences funestes » d’un « management violent lié aux restructurations » dues à la réforme ferroviaire (votée en juin 2018), écrivait alors SUD-Rail, en critiquant « une politique de privatisation/productivité/suppressions d’emplois ».

Le Sénat donne son feu vert à l’abaissement à 3 ans de l’âge de l’instruction obligatoire

Le Sénat a donné son feu vert à l’unanimité mercredi à l’abaissement de six à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire, mesure phare du projet de loi « pour une école de la confiance » examiné en première lecture. Cette obligation, traduction d’un engagement pris par Emmanuel Macron en mars 2018, doit entrer en vigueur dès la rentrée prochaine. Pour le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, c’est « l’article le plus important de la loi », avec « une dimension sociale concrète, mais aussi une dimension de signal ». « C’est une loi de renforcement de l’école maternelle », a-t-il souligné.

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