C’est l’heure du BIM : Familles de djihadistes rapatriées, début de réconciliation au PS et fin des néonicotinoïdes

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Les organisations humanitaires viennent de gagner leur bras de fer contre Paris. Sous la pression, la France a procédé ce mardi au rapatriement de 15 femmes et 32 enfants qui étaient détenus dans les camps de prisonniers djihadistes dans le nord-est de la Syrie. « Les mineurs ont été remis aux services chargés de l’aide à l’enfance et feront l’objet d’un suivi médico-social », a précisé le ministère français des Affaires étrangères qui a piloté cette opération.

Les « adultes » ont, eux, « été remises aux autorités judiciaires compétentes ». Il s’agit de la troisième opération de rapatriement d’ampleur après celle du 5 juillet 2022 quand la France a rapatrié 16 mères et 35 mineurs et celle d’octobre qui avait permis le retour de 15 femmes et 40 enfants.

Le PS a tenté lundi de trouver, par le dialogue, une issue à la crise qui le fait vaciller depuis son élection interne. Olivier Faure, qui revendique sa reconduction à la tête des socialistes, s’est entretenu avec son rival Nicolas Mayer-Rossignol, qui continue de contester le résultat.

Alors qu’un congrès à Marseille doit entériner en fin de semaine les résultats du vote militant du 19 janvier, le premier secrétaire sortant a convié à 14 heures au siège du parti le maire de Rouen, ainsi qu’Hélène Geoffroy, qui n’avait pu se maintenir au second tour et avait appelé à soutenir l’élu normand. Après deux heures et demie d’une réunion qualifiée de « sérieuse », tous deux ont dit espérer trouver un accord d’ici au congrès. Olivier Faure a pour sa part indiqué avoir proposé une « direction collégiale » mais pas « trois ou quatre premiers secrétaires ».

L’UE a finalement fait gagner les défenseurs de la biodiversité. Se pliant à une décision jeudi de la justice européenne, la France a annoncé lundi renoncer à autoriser par dérogation les néonicotinoïdes pour protéger les semences de betteraves sucrières qui doivent être plantées en mars. Le gouvernement ne proposera pas une « troisième année de dérogation sur l’enrobage des semences de betteraves », a confirmé le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau.

Les néonicotinoïdes, insecticides qui s’attaquent au système nerveux des insectes, sont mis en cause dans le déclin massif des colonies d’abeilles. Si La Ligue de protection des oiseaux a salué une « grande victoire pour la biodiversité », les producteurs de betteraves sont, eux, « effondrés ».