C’est l’heure du BIM: Cherif Chekatt abattu, réouverture du marché de Noël et un mois de «gilets jaunes»

L’auteur-présumé de l’attentat de Strasbourg, Chérif Chekatt, a été abattu par la police le 13 décembre 2018 dans le quartier de Neudorf, à Strasbourg. — POLICE

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap’ pour vous aider à y voir plus clair.

Jeudi, deux jours après l’attentat au marché de Noël de Strasbourg, Cherif Chekatt a été tué à 21h par une brigade de la BST, entre les quartiers du Neudorf et de la Meinau. Le président de l’Eurométropole de Strasbourg Robert Herrmann était dans la salle avec le ministre de l’Intérieur quand la nouvelle est tombée. « Nous voyons les représentants de la police judiciaire, de la police nationale et le préfet être appelés pour dialoguer confidentiellement avec le ministre. Et nous voyons, sur les visages, des sourires apparaître. On se regarde et on se dit que, peut-être ce soir, il y aura une bonne nouvelle, raconte-t-il. Nous attendons, ils se regardent, ils vont, ils viennent et puis le ministre le dit : “Je crois que c’est fait”. »

Sécurité renforcée et horaires réduits, comment le marché de Noël va rouvrir 

La décision de rouvrir le marché de Noël de Strasbourg a été prise avant la neutralisation de Cherif Chekatt, l’auteur présumé de l’attentat du marché de Noël qui a fait au moins trois morts mardi soir. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner était venu l’annoncer après une réunion de travail dans la capitale alsacienne. « Je suis très heureux que nous ayons pu prendre cette décision et qu’elle soit en quelque sorte rendue plus facile par la mort de ce terroriste », s’est exprimé jeudi soir le maire de Strasbourg Roland Ries, indiquant que « quelques corrections » ont été apportées dans le dispositif de sécurité du marché de Noël, mais que « globalement la philosophie sera la même ».

Depuis un mois, ils disent « la colère », « le mépris » et les « difficultés ». Sur les ronds-points, à l’entrée des péages ou dans les grandes villes chaque samedi, les « gilets jaunes » occupent le terrain social et politique. Protéiforme, horizontal et déterminé, le mouvement a plongé l’exécutif dans une situation inédite. Inflexible dans un premier temps sur la hausse de taxes sur le carburant, le gouvernement a été contraint d’offrir une réponse plus radicale au fil des semaines et des débordements violents.

Comment le mouvement des « gilets jaunes » a-t-il évolué et quelles solutions et réactions ont émergé pendant un mois dans les cabinets ministériels et à l’Elysée ? À l’occasion de « l’Acte V » prévu ce samedi 15 décembre dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, 20 Minutes propose une chronologie non exhaustive de ce premier mois de mobilisation et de crise politique.