C’est l’heure du BIM : Belfast sous les cocktails Molotov, George Floyd sans oxygène et calamité agricole dégelée

Des policiers anti-émeutes déployés à Belfast le 8 avril 2021. — Peter Morrison/AP/SIPA

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Cela fait des années que la province n’avait pas vu de tels heurts. Malgré les appels au calme de Londres, Dublin et Washington, de nouvelles violences ont éclaté jeudi soir en Irlande du Nord, agitée depuis une semaine par des affrontements. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une foule atteignant jusqu’à 600 personnes s’est rassemblée à Belfast, selon la police. Des véhicules ont été incendiés dont un autobus en service, et des cocktails Molotov ont été lancés de part et d’autre de barrières métalliques qui séparent les quartiers catholique et protestant. Ces nouveaux heurts ont éclaté malgré les appels au calme plus tôt dans la journée des Premiers ministres britannique et irlandais, joignant leurs voix à celles des dirigeants d’Irlande du Nord, unionistes comme républicains, pour condamner ces « inacceptables » violences, dans un contexte de tensions et d’amertume dans le sillage du Brexit.

Gel : Le gouvernement va activer le régime de calamité agricole

Le gouvernement va déployer le régime de calamité agricole à la suite de l’épisode de gel qui a touché de nombreuses régions et cultures ces derniers jours. « Notre mobilisation est totale pour que les mesures d’accompagnement soient mises en place le plus rapidement possible », a déclaré Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, sur France Info, évoquant un événement « particulièrement difficile ». « On va étudier également les dispositifs fiscaux habituels que nous pouvons mettre à disposition de ces agriculteurs qui sont face à ces difficultés », a-t-il ajouté, tout en précisant qu’il est encore trop tôt pour déterminer le coût exact des dégâts, notamment car d’autres épisodes de gel sont à craindre ces prochains jours. Et le ministre de prévenir que les « pertes sont importantes ».

Le souffle de George Floyd est devenu court. Le sang affluant à son cerveau s’est appauvri en oxygène. George Floyd a perdu connaissance. Son cœur s’est arrêté. Il est décédé. Avec minutie, un pneumologue a livré une analyse accablant Derek Chauvin et ses collègues, jeudi, au 9e jour du procès de l’ex-policier. Et il a fermement remis en doute la thèse de la défense d’une mort en partie provoquée par une overdose de fentanyl. Martin Tobin, un pneumologue renommé, était l’un des experts appelés à la barre par l’accusation.

Selon lui, le décès de George Floyd est dû « à un faible niveau d’oxygène » causé par des difficultés à respirer, ce qui « a endommagé son cerveau et provoqué une arythmie qui a causé un arrêt du cœur ». En cause : « la position à plat ventre contre la chaussée », avec l’estomac qui comprime les poumons, les « mains menottées » avec les bras derrière lui, et « un genou sur son cou, un sur son dos et un sur son côté ».

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