« C’est énorme ! »… La patronne de Constant & Zoé raconte l’impact de son passage dans « Qui veut être mon associé? »

Sarah Da Silva Gomes, créatrice de l’entreprise Constant & Zoé. — CAPTURE D’ECRAN/M6

  • Dans « Qui veut être mon associé ? », émission diffusée les mardis, à 21h05 sur M6, des chefs et cheffes d’entreprises tentent de convaincre un panel d’investisseurs de mettre la main au porte-monnaie pour financer leur projet.
  • La Lyonnaise Sarah Da Silva Gomes, créatrice de la société Constant & Zoé, est apparue dans le premier numéro.
  • Son passage dans l’émission lui a permis de recueillir les contacts d’au moins 2.000 clients potentiels. Le nombre de connexion sur le site Internet a explosé.

« Je n’en suis quand même pas au point de mettre un bonnet, une capuche et des lunettes pour sortir », dit-elle avant d’éclater de rire. Il n’empêche que Sarah Da Silva Gomes a fait un passage remarqué dans le premier numéro de Qui veut être mon associé ? diffusé sur M6 mardi dernier. La Lyonnaise de 29 ans y a convaincu, avec succès, le panel d’investisseurs de l’émission d’entrer au capital de son entreprise. Sa société, Constant & Zoé, est spécialisée dans la vente de vêtements adaptés aux personnes en situation de handicap. Sarah a plaidé avec conviction une cause qui la concerne directement : son petit frère est infirme moteur cérébral depuis la naissance, à la suite d’une erreur médicale. La séquence, émouvante, a marqué les esprits et a aussi été une vitrine pour la petite entreprise. Le soir de la diffusion de Qui veut être mon associé ?, le site Internet de Contant & Zoé a enregistré 22.000 connexions, soit bien davantage que les 300 visites quotidiennes habituelles. L’entrepreneuse raconte à 20 Minutes l’impact de son apparition à la télévision.

Vous attendiez-vous à ce que l’émission attire autant l’attention sur votre entreprise ?

On savait que, généralement, les entreprises qui ont la chance de passer sur un prime time ou une grande chaîne comme M6, enregistrent une croissance des visites sur leur site Internet. Pour éviter que le site plante, on l’avait redirigé vers une page très simple, très légère, avec quelques visuels, pour informer les internautes que notre site habituel ne tenait pas le choc et que ceux qui souhaitaient commander pouvaient nous laisser leur mail afin de recevoir un bon d’achat. En faisant comme ça, on a peut-être perdu les curieux, mais on a pu recueillir les contacts des familles et des centres qui voudraient commander. On a eu un pic à 10.000 personnes, c’est énorme ! Ça veut dire que sur une même seconde, en simultané, 10.000 personnes étaient sur notre site. Jusque-là, en quatre ans d’activité, on avait constitué une base de quasiment 3.200 clients. Mardi, on a récolté 2.000 mails d’acheteurs potentiels. C’est énorme ! Au siège, à Lyon, on est une petite équipe de cinq personnes. On est toutes formées pour conseiller, mais on prend du retard parce qu’on a reçu des milliers de demandes via le site et les réseaux sociaux ou par mail.

Vous diriez que l’émission a été un tremplin ?

On a enregistré beaucoup de commandes sur le site Internet. De nombreuses structures médicales nous contactent pour organiser des ventes éphémères. Dans les semaines à venir, cela va se ressentir sur le chiffre et les ventes. Il faut dire que le montage de notre épisode est super. J’avais un peu peur parce que toute exposition comporte des risques. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont souvent plus négatifs que positifs, malheureusement. Et en fait, c’était juste extraordinaire. Il y a un trafic fou, un nombre de partages et de communication autour de notre passage dans l’émission qui est incroyable. Je pense qu’on n’est pas loin des 100 % de retours positifs.

L’argent que les investisseurs vous ont promis dans l’émission, en échange d’une part de votre capital, vous a-t-il été versé ?

Le tournage a eu lieu le 6 juillet. Je m’étais fixée comme objectif de chercher 500.000 euros en capital et de terminer cette levée de fonds d’ici au mois de décembre. On a réuni 507.000 euros en capital. Les cinq investisseurs de l’émission font partie de ce tour de table. Quatre d’entre eux ont bien investi 50.000 euros. Delphine André [présidente du groupe de transports et logistique Charles André], elle, a investi 150.000 euros finalement, donc plus que ce qui a été annoncé en plateau. L’opération a été signée le 21 décembre et les fonds ont été versés.

Quels sont les axes de développement de votre entreprise à court et moyen termes ?

Le but est d’arriver à avoir un juste équilibre entre les nouvelles demandes, la forte croissance qui semble arriver et la production. Il faudra bien gérer nos stocks. D’ici à mars, on va accueillir trois nouveaux collaborateurs, en contrat à durée indéterminée : une assistante de gestion de production, un conseiller itinérant qui se déplacera dans les structures médicales d’Ile-de-France et une assistante commerciale à Lyon. A partir de septembre, on envisage de développer de nouveaux produits et un nouveau site Internet pour être plus performants. Notre but est de nous structurer au maximum pour être davantage fluides sur toute la chaîne et accueillir cette croissance. On est bien accompagnés.

Télévision

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Saison 2 en vue

Le premier numéro de Qui veut être mon associé ?, diffusé le 15 janvier, a été suivi par 1.51 millions de personnes, soit 7.8 % de parts d’audience. Un score décevant pour M6 qui se console avec le fait que la part de marché sur les femmes responsables des achats de moins de 50 ans – autrefois appelées les « ménagères de moins de 50 ans », approchait les 17 %. Nicolas de Tavernost, patron du groupe M6 a fait savoir, via Twitter, que l’émission était reconduite pour une deuxième saison.

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