César 2026 : « L’Attachement » et « Nouvelle Vague » ne remportent pas les prix majeurs
Jeudi, lors de la 51e cérémonie des César, le film « L’Attachement » de Carine Tardieu a été couronné meilleur film, tandis que « Nouvelle Vague » s’est imposé comme le long-métrage le plus récompensé avec quatre trophées. À 52 ans, Laurent Lafitte a décroché le premier César de sa carrière pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans « La femme la plus riche du monde ».
Jeudi, lors de la 51e cérémonie des César, le film « L’Attachement » de Carine Tardieu a été désigné meilleur film, tandis que « Nouvelle Vague » a remporté le plus de récompenses avec quatre trophées. Cette édition, qui s’est tenue en présence de Catherine Pégard, la nouvelle ministre de la Culture, nommée le jour même, a aussi été marquée par plusieurs déclarations en soutien au peuple iranien.
À l’ouverture, Camille Cottin, la présidente de la cérémonie, a dédié la soirée « à tous les peuples qui, dans le monde, luttent pour la liberté ». Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne venue remettre le César du meilleur scénario original, a salué, vêtue de noir, le « peuple iranien qui se bat depuis des décennies pour sa liberté, les mains vides, souvent seul, armé de son courage et d’une culture parmi les plus anciennes du monde ».
Concernant le palmarès, « Nouvelle Vague » revisite le tournage de « À bout de souffle » à la fin des années 1950. Richard Linklater a reçu le César de la meilleure réalisation. « Ceci est pour moi un honneur presque écrasant », a déclaré l’acteur Guillaume Marbeck, qui le représente à l’écran en Jean-Luc Godard. De son côté, Carine Tardieu a vu son film « L’Attachement » récompensé à trois reprises, dont le prix du meilleur film. « La trame repose sur tout ce qui nous relie les uns aux autres dans cette société qui érige des murs un peu partout », a expliqué la réalisatrice.
Sur le plan d’interprétation, Léa Drucker a remporté son deuxième César de la meilleure actrice pour son rôle d’enquêtrice de l’IGPN dans « Dossier 137 ». Pour les hommes, Laurent Lafitte a reçu son premier César de sa carrière, à 52 ans, pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans « La femme la plus riche du monde », où Isabelle Huppert joue Liliane Bettencourt. Vimala Pons et Pierre Lottin, récompensés pour des seconds rôles, ont également adressé un message de solidarité aux Iraniens lors de la remise de leur prix.
La cérémonie a également rendu hommage à l’acteur américain Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur remis par Michel Gondry, avec qui il a travaillé sur « Eternal Sunshine of the Spotless Mind ». À 64 ans, l’acteur a prononcé un discours entièrement en français pour remercier l’Académie, évoquant son ancêtre français.
Un hommage plus succinct a été rendu à Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans, ce qui a suscité quelques huées dans la salle. Enfin, Franck Dubosc a remporté le César du meilleur scénario original pour « Un ours dans le Jura ». Emmanuel Curtil, doubleur et voix française de Jim Carrey, a profité de l’occasion pour demander un rendez-vous à la ministre afin de discuter de la protection du travail des artistes face à l’intelligence artificielle.

