Celtic-Stade Rennais : A Glasgow pour du beurre, Rennes devra faire honneur à ses supporters

Les supporters rennais seront environ 2.500 ce jeudi soir dans les travées du Roazhon Park. — CIAMBELLI/SIPA

  • Les supporters rennais vont se déplacer en nombre à Glasgow ce jeudi soir pour supporter une équipe déjà éliminée.
  • Après la piteuse prestation de samedi face à Dijon, les joueurs de Julien Stéphan sont attendus au tournant.
  • Pour le coach rennais, l’un des enjeux du match sera d’ailleurs de « respecter les supporters » qui seront du déplacement.

Ils seront plus de 2.500 ce jeudi soir dans les travées du Celtic Park. 2.500 courageux à braver le froid attendu dans la plus grande ville d’Ecosse. Et tout ça pour un match sans enjeu. « C’est sûr que ça fait de la route pour un match amical », ironise Charles. Malgré l’élimination précoce des Rouge et Noir en Ligue Europa, le jeune homme n’aurait manqué pour rien au monde cette virée en terre celte. « Quand on se déplace, cela va au-delà d’un simple match de foot, ce sont toujours des bons moments à vivre », assure-t-il.

La dernière campagne européenne du Stade Rennais a, il est vrai, donné la bougeotte à bon nombre de ses supporters, peu habitués à ces joutes européennes. « Il faut en profiter car on ne verra peut-être pas de sitôt un match européen », assure Cyril. Pour Julien Stéphan, interrogé la semaine dernière, l’un des enjeux de ce match sera d’ailleurs de « respecter les supporters » qui seront du déplacement.

« La honte » du coach après la défaite à Dijon

Un message classique chez un coach qui s’est pourtant heurté à la triste réalité du terrain. Car entre-temps, le club breton a sombré sur le terrain de Dijon. A l’issue de la rencontre, l’entraîneur rennais n’a d’ailleurs pas manqué d’allumer ses joueurs. « J’ai honte de la prestation », a-t-il indiqué, invitant d’urgence ses joueurs « à retrouver certaines valeurs ».

Ce sont justement ces valeurs qui seront scrutées à la loupe par les supporters rennais ce jeudi soir. « On n’arrête pas d’entendre parler d’unité et de courage depuis plusieurs semaines mais on ne voit rien sur le terrain, s’agace Charles. C’est bien beau les paroles mais il faut des actes maintenant ».

L’heure n’est pas au désamour

Car plus que les résultats, loin des objectifs affichés en début de saison, c’est plus la manière qui laisse à désirer. « On était dans l’abandon total samedi soir, c’était déplorable », souligne Jean-François. Mais pour lui, l’heure n’est pas au désamour, loin de là. « Il y a 20 ans, on était à peine quelques centaines de supporters à se taper des Rennes-Bourges, se souvient-il. Le club a quand même fait du chemin depuis ».

Du chemin certes, mais aussi beaucoup d’années de lose et de moqueries qui ont enfin cessé la saison dernière après la victoire en Coupe de France et le parcours en Ligue Europa. « On a tellement enduré par le passé qu’on est capable d’encaisser ce mauvais passage », indique Cyril. « Et puis c’est dans les moments difficiles qu’on voit les vrais supporters », ajoute Charles.

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