Carlos Ghosn poursuit Nissan et Mitsubishi pour «rupture abusive» de son contrat

Carlos Ghosn — Ichiro Ohara/AP/SIPA

Il réclamerait jusqu’à 15 millions d’euros. Assigné à résidence à Tokyo, Carlos Ghosna intenté des poursuites contre Nissan et Mitsubishi auprès de la justice néerlandaise pour « rupture abusive » de son contrat de travail comme salarié de NMBV, leur filiale commune basée aux Pays-Bas, a indiqué mercredi le Figaro.

NMBV avait remercié l’ancien PDG de Renault et Nissan après une réunion de son conseil d’administration, le 12 mars 2019, soit le même jour que l’annonce de sa prochaine dissolution.

« La rupture de contrat serait insuffisamment motivée »

Si Carlos Ghosn a bien démissionné de chez Renault-Nissan BV (RNBV), ce n’était pas le cas chez NMBV, et « la rupture de contrat serait insuffisamment motivée » selon l’argumentation de ses avocats.

Mais pour Nissan et Mitsubishi, le contrat de celui qui est mis en examen au Japon, pour diverses malversations, ne pouvait être valide puisqu’il n’aurait pas « été soumis au conseil d’administration de NMBV », selon le quotidien. Les deux constructeurs visés ont par ailleurs affirmé vouloir récupérer les rémunérations versées par NMBV à leur ancien dirigeant, soit 7,82 millions d’euros entre avril et novembre 2018.

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