Cancers de la tête et du cou : Une nouvelle campagne veut mieux informer sur les symptômes

Illustration d’une patiente souffrant d’un cancer à l’Institut Curie. — Institut Curie

Une nouvelle campagne a été lancée ce lundi pour sensibiliser aux symptômes et aux facteurs de risque des cancers de la tête et du cou. L’initiative, « Prendre le cancer à la gorge », veut lutter contre la méconnaissance de ces types de maladie.

La campagne a été lancée par l’association de patients Corasso et la Société française de carcinologie cervico-faciale (SFCCF). Les deux organismes veulent faire connaître les symptômes : difficulté ou douleur en avalant, taches blanches ou rouges dans la bouche, mal de gorge, voix enrouée, ganglion gonflé, narine bouchée ou saignement de nez.

Une sensibilisation d’envergure nécessaire

Le problème est que ces symptômes sont « d’une banalité déconcertante » et que tout Français peut les vivre plusieurs fois dans l’année, reconnaît le Dr Maria Lesnik. Mais si « vous présentez un de ces symptômes depuis trois semaines » ou plus, il faut parler à un médecin qui redirigera vers un spécialiste des voies aéro-digestives supérieures.

Plusieurs affiches seront visibles dans les centres anti-cancer, les pharmacies et des cabinets de médecins. Parallèlement, plusieurs films de 45 secondes réalisés par Frédéric Petitjean, lui-même atteint d’un cancer, seront diffusés cette semaine à la télévision, sur les réseaux sociaux et au cinéma.

L’un des clips montre deux danseurs de l’Opéra de Paris évoquer les facteurs de risque : le tabac (qui cause 85 % des cancers de la tête et du cou), l’alcool, mais aussi le papillomavirus HPV, qui peut causer des tumeurs aux amygdales ou à la base de la langue. L’exposition professionnelle aux poussières ou aux fumées toxiques peut aussi jouer.

Un dépistage le plus précoce possible

Les cancers de la tête et du cou, aussi appelés cancers des voies respiratoires et digestives supérieures, peuvent se développer sur plus de 30 zones. Ils ont en général pour point de départ des « cellules de la muqueuse respiratoire haute », explique l’Institut Curie. Avec environ 14.000 nouveaux cas et 5.000 décès par an, cette famille de maladies est la 4e cause de mortalité par cancer en France.

A l’ignorance sur le sujet et aux symptômes plutôt banals vient s’ajouter un dépistage trop tardif, synonyme de perte de chance pour les malades. Pris en charge à un stade précoce, le taux de survie est de 80 % à 90 %. Mais ce taux « s’effondre au-delà de certaines tailles tumorales », explique une chirurgienne au service d’ORL de l’Institut Curie. Par ailleurs, plus la tumeur est grosse, plus la chirurgie sera mutilante.

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