Budget 2026 : Olivier Faure défend la politique du PS face à Lecornu
Olivier Faure a déclaré que le Parti socialiste ne votera pas la motion de censure des groupes LFI, GDR et écologistes contre le gouvernement, ni celle du RN et de son allié l’UDR d’Éric Ciotti. Il a également exprimé son regret que le débat parlementaire sur le budget de l’Etat se soit terminé par un 49.3, alors qu’il avait initialement demandé à Sébastien Lecornu d’y renoncer.
Extrêmement critiqué par le RN et LFI, Olivier Faure ne prévoit pas de renoncer à son alliance implicite avec Sébastien Lecornu. Le premier secrétaire du PS a ainsi profité de ses vœux à la presse mardi soir pour se féliciter de sa méthode vis-à-vis du locataire de Matignon concernant l’élaboration du budget de la France.
Alors que le Premier ministre a activé dans l’après-midi un premier 49.3 à l’Assemblée pour faire adopter le budget sans vote, Olivier Faure a défendu la décision du Parti socialiste de « quitter le confort des postures faciles » en cherchant un compromis avec le gouvernement. L’objectif de cette approche est de « protéger les classes populaire et moyenne et changer leurs vies », a-t-il précisé, critiquant au passage « ceux qui se limitent à la critique ». Le PS ne votera d’ailleurs pas la motion de censure des groupes LFI, GDR (communistes et ultramarins) et écologistes contre le gouvernement, ni celle du RN et de son allié l’UDR d’Éric Ciotti.
### Faure loue la stratégie du « compromis »
Dans un contexte d’absence de majorité parlementaire, « nous devions chercher le compromis, fatalement insuffisant pour ceux qui limitent la fonction politique au commentaire ». « Mais on ne critique que ceux qui font. Mais que font ceux qui se limitent à la critique ? Où étaient-ils quand il fallait peser dans la discussion ? », a-t-il interrogé.
Le responsable des socialistes a cependant regretté que le débat parlementaire sur le budget de l’État se termine par un 49.3, alors qu’il avait initialement demandé, et obtenu de Sébastien Lecornu, d’y renoncer. « Je regrette que, dès lors qu’il a été appelé par des parlementaires de gauche comme de droite, l’effort de recherche d’un compromis se soit volatilisé, chacun préférant camper sur des positions identitaires », a-t-il affirmé.
### Des critiques contre Les Ecologistes, le PCF et LFI
« Je regrette qu’à droite comme à gauche, des groupes aient dès le départ ou progressivement choisi de refuser jusqu’au dialogue », dans une critique également dirigée vers ses partenaires de gauche, comme Les Ecologistes et les communistes. « Tous ceux-là savaient qu’ils poussaient de fait à l’adoption du PLF par la voie du 49.3. Procédure qu’ils s’empressent désormais de condamner », a-t-il dénoncé. « On ne peut pas vouloir déchoir Jupiter de son Olympe, exiger une VIe République, et refuser le débat au sein d’un Parlement rendu souverain », a encore lancé Olivier Faure, critiquant cette fois LFI.
Sans crier victoire car ce texte n’est « pas un budget socialiste », le chef du PS a déclaré vouloir « que les Français sachent qu’il y a un parti en France qui a pris son risque […] pour rechercher des solutions ».
Olivier Faure a par ailleurs plaidé pour l’unité de la gauche, alors qu’il sera samedi à Tours avec ses partenaires pour discuter de la primaire de la gauche et des Ecologistes. « Là où la gauche est unie, elle est utile. […] Et dans l’histoire de la gauche, l’unité a toujours été la condition de sa victoire », a-t-il déclaré.

