Budget 2026 : Budget de l’État adopté, motions de censure rejetées.
Les Sénateurs devraient rejeter le budget en bloc dès sa présentation, jeudi, sans même l’examiner. La motion de censure déposée par le RN a recueilli 140 voix sur les 289 nécessaires à son adoption et a donc été rejetée.

Un aller-retour expéditif
Les Sénateurs devraient rejeter rapidement le budget de la France dès sa présentation, prévue jeudi, sans en faire nouvel examen.
Comme le décrit la Constitution, les députés devront se prononcer, vendredi, sur l’ensemble du budget, englobant les sections « recettes » et « dépenses ».
Pour accélérer le processus, le Premier ministre envisage de réengager la responsabilité de son gouvernement, en employant l’article 49.3 pour valider le budget sans débat ni vote des députés. Cela pourrait provoquer le dépôt de deux nouvelles motions de censure, présentées par la gauche (hors PS) d’un côté et le RN de l’autre.
Celles-ci devraient être examinées et probablement rejetées le 2 ou le 3 février. Le budget serait alors définitivement adopté et publié au Journal officiel dans la foulée.
Le texte part désormais au Sénat
L’Assemblée nationale a adopté la partie « dépenses » du budget de l’État 2026, en rejetant les motions de censure liées au 49.3 de Sébastien Lecornu. Les députés avaient également approuvé vendredi la section « recettes ». Ainsi, le texte est adopté dans son intégralité et sera transmis au Sénat.
La motion de censure déposée par le RN est à son tour rejetée
Seulement 140 députés du RN et de l’UDR ont voté en faveur de la motion de censure contre le 49.3 utilisé par Sébastien Lecornu pour la section « dépenses » du budget 2026. 289 voix étaient nécessaires, entraînant ainsi son rejet.
Les députés votent pour la seconde motion de censure, déposée par le RN
Cette deuxième motion de censure, déposée par le RN, ne devrait être soutenue que par les députés du RN et de l’UDR, n’ayant aucune chance d’être adoptée. Les députés sont toutefois appelés à se prononcer pour ou contre son adoption.
Les députés rejettent la motion de censure portée par la gauche (hors PS)
Prévoyant un résultat prévu, la motion de censure de la gauche (hors PS) a été rejetée par les députés, n’atteignant que 267 voix sur les 289 nécessaires. Cela représente deux voix de moins que lors du vote précédant sur une précédente motion de censure. Les députés du Rassemblement national et leurs alliés de l’Union des droites pour la République se sont encore une fois joints à LFI, aux communistes et aux écologistes.
L’Assemblée nationale se prépare maintenant à se prononcer sur la motion de censure introduite par le RN.
Sébastien Lecornu explique que le vote du budget militaire l’a incité à utiliser le 49.3
Avant le vote des députés sur les deux motions de censure, Sébastien Lecornu a évoqué le budget militaire, qui connaît une hausse significative en raison du contexte géopolitique actuel. « La seule question militaire […] aurait dû conduire les partis politiques à aborder cette séquence budgétaire différemment », estime l’ancien ministre des Armées. « S’il n’y avait pas eu cette question militaire, j’aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore », a-t-il indiqué, insinuant qu’il aurait renoncé à l’emploi du 49.3.
Le vote de la première motion de censure par les députés a débuté
La motion de censure de la gauche (hors PS) est soumise au vote des députés, avec clôture du scrutin prévue à 19h05.
Sébastien Lecornu demande aux députés d’assumer la dépense publique
« Il y a des moments où la politique cesse d’être un commentaire pour redevenir un choix. Je crois que nous y sommes », souligne Sébastien Lecornu, lors de sa clôture du temps de parole d’avant le vote sur les deux motions de censure. « Cette motion de censure ne touche pas une ligne, ni une procédure, mais pose une question plus directe : voulons-nous accepter la dépense publique de la France telle qu’elle est ou continuer à la critiquer sans rien y toucher depuis des semaines ? »
Fin du temps de parole des différents groupes
Le député Philippe Bonnecarrère, représentant les non-inscrits, marque la fin des prises de parole avant le vote sur les deux motions de censure. Sébastien Lecornu s’apprête à clôturer cette session. Les représentants des différents groupes ont exprimé des positions attendues. Sauf surprise majeure, les deux motions de censure devraient être rejetées par l’Assemblée nationale. Le vote est donc imminent.
Les Républicains louent un budget de compromis
Corentin Le Fur, représentant des Républicains, évoque « un budget de compromis, qui satisfait personne en totalité, mais qui garantit l’essentiel. »
« Vous avez tout sacrifié », dénonce LFI, s’adressant au PS
« À quoi ressemble le mur des victoires au siège du PS ? » ironise Hadrien Clouet (LFI). « Avez-vous affiché Azincourt, Bérézina, Trafalgar, ou le budget Lecornu ? », fait-il semblant de s’interroger. « Vous avez tout sacrifié : vos principes, vos électeurs, vos idées, votre programme, pour une dette de 5 %. »
Ensemble pour la République s’en prend à LFI et au RN
« Quand on prétend défendre les Français, on ne bloque pas l’Assemblée nationale avec tous les stratagèmes du Chaos », déclare Julie Delpech (Ensemble pour la République). Elle critique LFI et le RN, affirmant qu’ils « ont banalisé la motion de censure, vidant ainsi de son sens cet outil essentiel de notre République ».
Le PS défend « une forme d’opposition constructive »
« Le groupe de parlementaires socialistes et apparentés a choisi consciemment de sortir des vieux réflexes partisans pour envisager une démocratie qui dépasse le simple fait majoritaire », commente la députée socialiste Océane Godard. « Ce n’est ni un renoncement ni une compromission, mais une forme d’opposition constructive. L’histoire retiendra qu’un groupe de 69 députés socialistes a été un acteur d’un compromis exigeant, initiant les prémices d’un nouvel acte de maturité démocratique », conclut la députée de la Côte-d’Or.
Éric Ciotti accuse le gouvernement d’avoir « cédé au diktat du PS »
Éric Ciotti (Union des droites pour la République) critique « un texte sans vision, sans courage et sans foi dans l’économie ». Il accuse le gouvernement d’avoir « cédé au diktat du Parti socialiste ».
Les communistes pour la censure
« Votre budget parvient à faire moins que celui de Michel Barnier, qui n’est pourtant pas connu pour son engagement bolchevique », ironise le député communiste de Seine-Maritime Édouard Bénard. Les communistes voteront en faveur de la censure.
« La chute d’un gouvernement n’apporte rien », estime le groupe Liot
« L’instabilité engendre un coût collectif considérable. La chute d’un gouvernement ne produit rien de positif », souligne Michel Castellani, député de Haute-Corse du groupe Liot. Ce dernier n’indiquerait pas un vote en faveur de la censure « dans sa grande majorité ».
Horizons n’adhère pas, mais ne censure pas
« Nous ne prendrons pas la responsabilité de plonger notre pays dans une instabilité accrue », souligne la députée du Nord Félicie Gérard, au nom du groupe Horizons et indépendants. « Cependant, notre refus de la censure ne signifie pas que nous adhérons à ce texte. »
Le Modem valide l’idée du compromis
« Le compromis est indispensable », affirme le député des Pyrénées-Atlantiques Jean-Paul Mateï (Modem). Il défend l’utilisation du 49.3 au nom de la nécessité de ce budget, « même si son contenu ne satisfait personne, il a au moins le mérite d’exister ».
Le RN dénonce « une trahison, une forfaiture et une déchéance »
Jean-Philippe Tanguy défend la motion de censure du Rassemblement national. « Vos manigances, toutes vos compromissions visent un seul but : éviter de retourner devant les Français, afin de vous sauver vous-mêmes et de préserver Emmanuel Macron », critique-t-il. « D’un point de vue démocratique, c’est une trahison, d’un point de vue républicain, c’est une forfaiture et moralement, c’est une déchéance. »
Christine Arrighi dénonce le dénigrement des parlementaires
Le député écologiste, défendant la motion de censure de la gauche (hors PS), déplore « une grave dégradation de la qualité du travail parlementaire ». Elle signale que « des décisions majeures concernant des choix fiscaux sensibles ont été divulguées par la presse avant d’être portées à la connaissance des élus ».

