Bronchiolite : Un vaccin Sanofi/Astrazeneca obtient le feu vert de l’Agence européenne du médicament

Une nouvelle avancée médicale pour les nouveaux-nés ? Ce vendredi, Sanofi annonce avoir obtenu le feu vert du comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne du médicament pour le nirsevimab, un médicament destiné à prévenir la bronchiolite chez les nourrissons.

Le nirsevimab, développé conjointement par le britannique AstraZeneca et le français Sanofi, qui le commercialisera sous le nom Beyfortus, est un anticorps conçu pour protéger les nourrissons pendant toute la durée de la saison de circulation du virus respiratoire syncytial (VRS), virus à l’origine de la bronchiolite.

Le premier agent d’immunisation passive

Le CHMP a rendu un avis favorable et recommandé l’approbation de Beyfortus pour la prévention des infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS chez le nouveau-né et le nourrisson, pendant la première saison de circulation du virus à laquelle ils sont confrontés.

S’il est ensuite approuvé par la Commission européenne, Beyfortus deviendra le premier et le seul agent d’immunisation passive à dose unique indiqué pour tous les nourrissons, notamment ceux en bonne santé, nés à terme ou prématurément, ou ceux qui présentent certains problèmes de santé, précise Sanofi dans son communiqué.

La bronchiolite est une maladie respiratoire courante et très contagieuse, surtout chez les nourrissons de 2 à 8 mois, chez qui elle provoque une toux et une respiration difficile. Chaque année en France, 30 % des nourrissons de moins de deux ans en sont atteints.

Un anticorps développé en laboratoire

« Il s’agit de la première cause d’hospitalisation chez les enfants de moins d’un an », souligne Jean-François Toussaint, responsable de la R & D dans les vaccins pour Sanofi.

Beyfortus se distingue des vaccins utilisant des technologies traditionnelles car il s’agit d’un anticorps monoclonal, c’est-à-dire un anticorps développé en laboratoire, qui permet de conférer au nourrisson une immunité dite passive, avec une seule dose.

Le nourrisson n’ayant pas encore pu bâtir sa réponse immunitaire, « on lui donne des anticorps qui vont le protéger », explique Jean-François Toussaint.

Il n’existe à ce jour qu’un seul vaccin (là aussi un médicament préventif) contre la bronchiolite, commercialisé par AstraZeneca sous le nom de Synagis.