Brigitte Macron risque 6 mois de prison pour cyberharcèlement.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi, dix personnes pour cyberharcèlement de Brigitte Macron. Parmi elles, l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan a reçu une peine de 8 mois avec sursis, tandis que les médiums Delphine Jegousse et le galeriste Bertrand Scholler ont été condamnés à 6 mois avec sursis.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi, dix personnes pour leur rôle dans le procès pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron. Ces individus ont été jugés coupables d’avoir diffusé ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et rumeurs liées à son sexe et à son écart d’âge avec le président. Le président du tribunal, Thierry Donnard, a dénoncé la « volonté de nuire à la plaignante », avec des propos « malveillants, dégradants et insultants » au sujet de sa « prétendue pédocriminalité ».
Des peines lourdes ont été infligées, notamment à l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le nom de Zoé Sagan sur les réseaux sociaux (8 mois avec sursis), ainsi qu’à la médium Delphine Jegousse, alias Amandine Roy, et au galeriste Bertrand Scholler (tous deux condamnés à 6 mois avec sursis).
Sur son compte X, qui a depuis été suspendu, Zoé Sagan, 41 ans, avait qualifié les vingt-quatre ans qui séparent Brigitte et Emmanuel Macron de « crime sexuel » et de « pédophilie cautionnée par l’Etat ». Ce publicitaire avait également diffusé en 2020 des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, un ancien ministre macroniste contraint de renoncer à se présenter aux élections municipales de Paris.
Amandine Roy, 51 ans, est à l’origine d’une vidéo virale de quatre heures mise en ligne en 2021, maintenant supprimée, dans laquelle elle prétendait que Brigitte Macron n’existait pas et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après avoir changé de sexe. Bien qu’elle ait été condamnée pour diffamation en première instance en septembre 2024 dans un autre procès, elle a été relaxée en appel le 10 juillet. Brigitte Macron et son frère ont formé un pourvoi en cassation, la première dame ayant souligné que cette vidéo, réalisée avec Natacha Rey – qui ne fait pas partie de ce procès – avait énormément contribué à la propagation de la rumeur.
Parmi les sept autres prévenus, six ont également reçu des peines de prison. L’un d’eux a écopé de six mois de prison ferme en raison de son absence à l’audience. Lors du procès, tous avaient été décrits comme des « suiveurs » se « laissant aller » depuis « leur canapé », certains s’étant contentés de relayer ou de « liker » quelques publications.
Un des condamnés, qui avait présenté ses excuses lors du procès, a évité la prison mais devra suivre un stage de sensibilisation. Lors des audiences des 27 et 28 octobre, des peines de trois à douze mois de prison avec sursis ainsi que des amendes allant jusqu’à 8.000 euros avaient été requises.
La relation entre Emmanuel Macron, 48 ans, et sa femme Brigitte, 72 ans, qu’il a rencontrée alors qu’elle enseignait le théâtre dans son lycée, a fait l’objet d’une large diffusion de fausses informations. Le couple a finalement décidé de lutter contre ces mensonges sur le plan judiciaire, tant en France qu’aux États-Unis. « Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne […] montre pas l’exemple, ça va être difficile », a déclaré l’épouse du chef de l’État, dimanche, sur TF1.

