Brexit: Theresa May veut retourner discuter avec Bruxelles

Theresa May, le 21 janvier 2019 à Londres. — Mark Thomas/REX/Shutterstock/SIPA

Le Royaume-Uni se couche sans plan B après le refus du projet d’accord sur le Brexit de Theresa May avec l’Union européenne. La Première ministre britannique a annoncé ce lundi qu’elle allait retourner discuter avec Bruxelles pour sauver l’accord.

« Je vais continuer à m’entretenir avec mes collègues cette semaine, dont le DUP (parti nord-irlandais) » sur la question du « filet de sécurité » censé empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande, a déclaré la cheffe du gouvernement devant la Chambre des communes. « Et je présenterai les conclusions de ces discussions à l’UE », a ajouté la dirigeante conservatrice.

Pas de second référendum à l’ordre du jour

Ce dispositif, critiqué dans la majorité comme dans l’opposition, prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec en sus, pour la province britannique d’Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes. Il n’entrerait en vigueur qu’à défaut d’autre solution à l’issue d’une période de transition.

Malgré les attentes, Theresa May s’est pour le reste contentée d’annoncer un changement de méthode et le maintien des « protections les plus fortes possible » relatives aux droits des travailleurs et à l’environnement après la sortie de l’Union européenne. Surtout, elle a répété son refus d’organiser un second référendum ou de repousser la date du Brexit, toujours fixée au 29 mars. Elle a par contre maintenu sur la table le scénario d’un « no deal », que l’opposition lui demande d’abandonner.

Des amendements pour court-circuiter le gouvernement

Ces déclarations ont été accueillies avec colère par les bancs de l’opposition, qui ont jugé que Theresa May n’avait pas pris la mesure de son échec de mardi dernier. Son accord de divorce négocié avec Bruxelles avait été écarté par 432 voix contre 202, soit la plus écrasante défaite enregistrée par un gouvernement dans l’histoire du Parlement britannique.

Face à ce qu’ils dénoncent comme « l’intransigeance » de la première ministre, plusieurs groupes de députés ont prévu de tenter de court-circuiter le gouvernement en déposant des amendements pour éviter un « no deal » ou reporter la date de sortie. Ces amendements seront soumis au vote le 29 janvier. Downing Street a qualifié ces projets d’« extrêmement inquiétants ».

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