Bretagne: La piste des algues vertes écartée pour le décès du jeune ostréiculteur

Des algues vertes sur la plage du Valais, à Saint-Brieuc, le 17 juillet 2019. — M. Pavard / 20 Minutes

Les tests toxicologiques sont finalement négatifs. Depuis le décès soudain d’un ostréiculteur saisonnier de 18 ans, le 6 juillet dernier, dans la baie de Morlaix (Finistère), les algues vertes étaient montrées du doigt. Les associations Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes avaient ainsi évoqué « la piste d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré », gaz toxique libéré par les algues vertes en décomposition.

Après l’autopsie pratiquée quelques jours après le drame, qui avait établi la présence « d’eau dans les poumons » et donc une mort par noyade, le parquet de Brest avait demandé des analyses plus poussées. « Les résultats du laboratoire spécialisé en recherche d’hydrogène sulfuré (H2S) écartent cette thèse », a annoncé ce jeudi le procureur de la République de Brest Jean-Philippe Récappé.

Les causes du malaise toujours inconnues

« Les algues vertes ne sont en rien dans le décès du jeune homme », a-t-il poursuivi. Le parquet n’a cependant pas pu préciser les causes du malaise du jeune ostréiculteur, qui s’était brutalement effondré dans le parc à huîtres où il travaillait.

Les analyses toxicologiques se sont également révélées négatives concernant la présence d’alcool ou de stupéfiants dans l’organisme de la victime. Selon Ouest-France, le parquet est toujours en attente de l’étude des prélèvements d’organes afin de déterminer si une défaillance de l’un d’eux a pu survenir ce jour-là.

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