Bouches-du-Rhône : Des centaines d’enseignants amputés de leur prime

Pas certain que cela leur donne l’envie de rester. « Plusieurs centaines d’enseignants » effectuant des remplacements ou des compléments de service dans des écoles primaires des Bouches-du-Rhône placées en zone d’éducation prioritaire n’ont pas touché depuis septembre la prime mensuelle à laquelle ils ont droit à ce titre, ont dénoncé les syndicats mardi.

« Dans les Bouches-du-Rhône, depuis septembre, nous avons une actualité locale salariale importante : dans un très grand nombre d’écoles en REP ou REP + (réseau d’éducation prioritaire), des centaines de collègues » ne « touchent pas la prime » qui leur est due, a souligné Marion Chopinet, secrétaire académique du syndicat SNES-FSU (second degré), lors d’une conférence de presse de la FSU 13 mardi à Marseille.

Cette prime, versée aux enseignants exerçant en zone d’éducation prioritaire, s’élève à 144 euros par mois en REP et 426 euros par mois en REP +. «Plusieurs centaines d’enseignants sont concernées » par cette situation dans le département des Bouches-du-Rhône, qui compte 40 % d’écoles en éducation prioritaire, a ajouté Marion Chopinet, précisant qu’il s’agissait d’enseignants avec des « missions itinérantes » (remplaçants, enseignants spécialisés dans l’accueil des enfants en difficulté ou effectuant des compléments de service) et non des enseignants titulaires.